Le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) entend reprendre le contrôle du secteur des jeux de hasard et d’argent. À travers de nouvelles dispositions réglementaires, les autorités annoncent un renforcement de la supervision des activités concernées et imposent aux opérateurs de verser exclusivement à la Direction générale des impôts (DGI) les droits, taxes et autres redevances dus à l’État.

Dans un avis au public publié le 5 octobre 2026, le MEF informe les opérateurs et la population de l’adoption de nouveaux textes réglementaires destinés à mieux encadrer ce secteur.
Publiés dans le journal officiel Le Moniteur le 21 août 2026, ces décrets s’inscrivent notamment dans une démarche de prévention du blanchiment de capitaux, des circuits financiers illicites et du financement du terrorisme.
L’une des principales innovations de cette réforme est la création de l’Autorité nationale des jeux de hasard et d’argent (ANJHA). Cette nouvelle institution publique aura pour responsabilité d’assurer la régulation, le contrôle et la supervision des activités liées aux jeux de hasard sur l’ensemble du territoire national.
Son champ de compétence englobe notamment les casinos, les paris, les banques de borlette ainsi que les autres formes de jeux assimilés. À travers cette structure, le ministère entend instaurer un mécanisme de surveillance plus organisé et veiller au respect des dispositions légales applicables aux différents opérateurs.
La Direction générale des impôts est la seule administration autorisée à percevoir les droits, taxes, impôts et autres sommes exigibles des opérateurs du secteur, notamment pour la délivrance des licences et des autorisations.
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