Port-au-Prince, 23 janvier 2026. Après 21 mois de transition, le parti d’opposition dresse un constat sévère : la sécurité n’est pas rétablie et les élections libres et transparentes restent hors de portée. Selon le FNH, de larges zones des départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre échappent toujours au contrôle de l’État, tandis que les gangs armés continuent de dominer certains postes de péage et territoires. Cette situation, souligne le parti, plonge le pays dans un cycle d’insécurité, accentuant une crise prolongée dans un État sans scrutin depuis plus d’une décennie.
Sur le plan socio-économique, le FNH tire la sonnette d’alarme : pauvreté croissante, désespoir grandissant chez les déplacés internes et les victimes d’enlèvements, ainsi que parmi certains membres de la diaspora, notamment ceux concernés par le Programme Biden. Le parti met également en garde contre ce qu’il considère comme des interventions étrangères, citant la présence d’acteurs internationaux comme les États-Unis, le Canada et l’Union européenne dans les affaires intérieures haïtiennes.
Face à ce constat, le FNH appelle à un « sursaut national » et à la mobilisation de toutes les forces vives de la nation. Il propose l’organisation d’un dialogue inclusif pour sortir de l’impasse politique et institutionnelle, la mise en place d’un gouvernement bicéphale temporaire, le rétablissement immédiat de la sécurité, et l’organisation rapide d’élections démocratiques et crédibles.
La lettre ouverte, publiée le 23 janvier à Port-au-Prince, est cosignée par les principaux dirigeants du FNH.
Ronald André
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