Selon un rapport de Human Rights Watch, les frappes de drones ont fait plus de 1 200 morts, dont 43 civils et 17 enfants, en un peu plus d’un an.
Débutées en mars 2025, ces frappes s’inscrivent dans le cadre des opérations visant à démanteler les gangs armés. Cependant, dans la réalité, aucun chef de gang parmi les plus connus n’a été neutralisé, et les bandits contrôlent toujours des pans importants du territoire, notamment dans les départements de l’Ouest, du Centre et de l’Artibonite.
Ces frappes sont menées par la société militaire privée Vectus Global, dirigée par le fondateur de Blackwater, Erik Prince, en appui aux forces de sécurité haïtiennes.
Selon le chargé d’affaires américain en poste en Haïti, cette société privée a obtenu l’autorisation du Département d’État américain pour exporter ses services dans le pays, rappelle l’agence Reuters. L’agence précise que le bureau du Premier ministre haïtien, le ministre de la Défense, la Police nationale d’Haïti, Vectus Global ainsi que le Département d’État américain n’avaient pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires. De son côté, le porte-parole de la force de répression des gangs soutenue par l’ONU en Haïti a refusé de commenter.
La directrice de la division Amériques de Human Rights Watch, Juanita Goebertus, a déclaré à Reuters que l’organisation de défense des droits humains avait documenté l’usage illégal de la force létale.
Elle estime que les partenaires d’Haïti devraient cesser de collaborer avec les forces de sécurité haïtiennes tant que des garanties concrètes pour protéger les civils ne seront pas mises en place. Elle ajoute que les autorités haïtiennes doivent d’urgence exercer un contrôle sur les forces de sécurité et les entreprises privées qui travaillent pour elles, afin d’éviter que d’autres enfants ne meurent.
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