Le début du mois de septembre a été marqué par une opération militaire américaine dans la mer des Caraïbes. Une embarcation suspectée de transporter de la drogue, présentée par Washington comme liée au réseau criminel Tren de Aragua, a été ciblée par les forces américaines.
Le Bilan officiel est de 11 morts, selon les autorités vénézuéliennes, qui dénoncent un massacre prémédité. Pour le gouvernement de Nicolás Maduro, il s’agit d’une attaque illégale assimilable à des « exécutions extrajudiciaires en mer ».
De son côté, Washington accuse Caracas d’être un acteur central du narcotrafic régional. Le président Maduro est directement visé, les États-Unis offrant une prime de 50 millions de dollars pour sa capture.
La position de Trinidad et Tobago
Interpellée par le président colombien Gustavo Petro, qui réclamait des opérations pour retrouver les corps, la Première ministre Kamla Persad-Bissessar a opposé un refus catégorique.
Elle a déclaré que son gouvernement ne gaspillera pas d’argent ni de ressources pour rechercher en mer les trafiquants présumés tués lors de la frappe :
« Les garde-côtes doivent protéger nos frontières, pas repêcher des criminels », a insisté la cheffe du gouvernement.
Deux corps ont toutefois été retrouvés sur les côtes trinidadiennes. Les autorités locales se montrent prudentes sur leur origine et attendent les résultats des vérifications médico-légales.
Une tension croissante dans la région
Cette frappe s’inscrit dans le cadre du déploiement militaire renforcé des États-Unis dans les Caraïbes, officiellement pour lutter contre le narcotrafic. Mais pour Caracas, il s’agit d’une escalade militaire dirigée contre le Venezuela. En réponse, le président Maduro a ordonné un renforcement des défenses militaires le long des côtes et des zones maritimes stratégiques.
Dans un climat déjà marqué par les rivalités géopolitiques et les flux migratoires, ce nouvel épisode accentue la polarisation : d’un côté, Washington et ses alliés caribéens qui appuient la lutte contre les réseaux criminels, de l’autre, Caracas qui dénonce une « guerre hybride » menée contre son régime.
La rédaction
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