Quand je regarde ta sainteté de Maggie BLANCHARD
Antoine de Saint-Exupéry nous dit : « Crois et tu comprendras, la fois précède l’intelligence suit. » Quelle parole portons-nous a le « Quotidien 509 » ? N’est-ce pas celle de la vérité, de l’amour et de la conscience de soi ? Ces trois piliers fondamentaux sont si présents dans certaines chansons qu’il semblerait qu’Ils soient l’essence même de leur création. Notre plume se donne pour mission de toujours attirer votre attention sur ces valeurs qui s’effritent, sur l’essentiel qui rend vivant. Pour cette sortie de votre Chronique Lyrics, Elle s’est laissée inspirer par une d’entre ces œuvres : « Quand je regarde ta sainteté, » de « Maggie BLANCHARD », gravée sur l’album « Libere » qui sorti en 1998…
Maggie Blanchard est cette chanteuse du monde gospel haïtien qui a marqué tant d’esprits. Née à Port-au-Prince et émigre au Québec, dans son adolescence, a 16 ans, elle réalise son premier album 45 tours au Canada. C’est en 1999 que sort son premier album solo « Libéré ». En 2002, elle participe à un album collectif, « Expression de louanges ». En 2004, « Pour tout ce que tu es » s’ajoute à sa discographie.
Dans cette offrande musicale signée Maggie Blanchard, tirée de son premier album solo dans lequel la parole devient plus qu’un simple véhicule d’émotion : elle est une traversée. Une traversée intérieure, presque initiatique, où l’âme, dépouillée de ses illusions, apprend à reconnaître ce qui, enfin, mérite son regard :
« Quand je regarde ta sainteté
Et quand je contemple ta beauté
Les choses qui m’entourent
Ne valent plus rien pour moi
Je découvre la joie de te chanter
De déposer ma vie à tes pieds
Il n’y a que toi qui importe pour moi
Je veux t’adorer, oui t’adorer
Ma raison de vivre c’est de t’adorer
Refrain : Je veux t’adorer, oui t’adorer
Ma raison de vivre c’est de t’adorer. »
Ces mots, laissés intacts comme une prière que l’on n’ose altérer, nous imposent une vérité que notre époque fuit : tout ce qui brille n’a pas de valeur, et tout ce qui a de la valeur ne cherche pas à briller. La sainteté évoquée ici n’est pas une abstraction lointaine, elle est une présence. Une présence qui réordonne le monde, qui replace chaque chose à sa juste mesure.
Car regarder la sainteté, c’est déjà se transformer. Contempler la beauté divine, c’est perdre le goût du superficiel. Et c’est là que réside le pouvoir vertigineux de la présence divine : elle ne s’impose pas, elle révèle. Elle ne contraint pas, elle éclaire. Elle ne détruit pas, elle rend dérisoire ce qui prétendait être essentiel.
Dans cette chanson, l’allégeance n’est pas une soumission aveugle. Elle est un choix lucide. Celui de détourner son regard du bruit pour le fixer sur l’éternel. Celui de déposer sa vie, non pas comme un abandon, mais comme une reconnaissance : reconnaître qu’il existe un ordre supérieur, des lois invisibles mais immuables qui régissent l’univers, œuvres du grand architecte.
Ces lois divines, sont celles de l’équilibre, de la vérité, de l’amour véritable et non celui qui consume, mais celui qui élève. Remercier Dieu pour ces principes, c’est comprendre que rien n’est laissé au hasard. Que chaque respiration, chaque épreuve, chaque éclaircie participe d’une architecture plus grande que nous.
Et pourtant, l’homme moderne s’égare. Il donne son attention à ce qui se dissipe, il investit son énergie dans l’éphémère, il adore ce qui ne peut ni le sauver ni le nourrir. Là réside la fracture : nous avons déplacé notre regard. Nous avons oublié où se trouve la vraie valeur.
Or, comme le suggère avec une simplicité bouleversante « Quand je regarde ta sainteté », il suffit parfois de regarder autrement pour que tout change. Regarder la sainteté, c’est redonner du poids à l’invisible, c’est voir Dieu à travers son œuvre, son amour et à travers nous-même et la grandeur dont nous héritons. C’est comprendre que la véritable richesse ne s’accumule pas, elle se ressent. Elle se vit dans l’adoration, dans cette posture intérieure où l’ego se tait pour laisser place à l’essentiel, pour devenir le temple de Dieu.
Ainsi, cet article n’est pas seulement une analyse. Elle est une invitation. Une invitation à réapprendre à voir. À réorienter notre attention vers ce qui construit, ce qui élève, ce qui demeure. À comprendre que notre allégeance façonne notre existence : ce à quoi nous donnons notre cœur finit toujours par nous définir.
Et si, pour une fois, nous choisissions de donner notre regard à ce qui ne passe pas ? Alors peut-être, comme dans ce chant, découvririons-nous que la véritable raison de vivre ne réside ni dans la conquête ni dans l’accumulation… mais dans cette capacité rare, presque oubliée : celle d’adorer, en pleine conscience de qui et de ce que nous sommes, de ce qui nous dépasse et pourtant nous fonde… alors nous dirons haut et fort chacun de notre côté : « au milieu des hivers, j’ai découvert en moi un invincible soleil, après tout, un fils de Dieu n’est-il pas digne de la royauté éternel »
Paul Marc Arthur
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