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Vers les élections en Haïti : failles du système Dermalog-ONI, dépenses controversées du CEP et absence de consensus

Entre les failles du système Dermalog, les dépenses controversées du Conseil Électoral Provisoire (CEP) — dont plus de 3 364 000 dollars prévus en per diem — et l’absence d’audit du registre de l’Office National d’Identification (ONI), les interrogations grandissent sur la crédibilité des prochaines élections en Haïti.

Lequotidien509 by Lequotidien509
mars 15, 2026
in A la une, Editorial, L'edito 509
Reading Time: 5 mins read
Vers les élections en Haïti : failles du système Dermalog-ONI, dépenses controversées du CEP et absence de consensus

Depuis 2021, Haïti s’est enfoncée dans une crise institutionnelle profonde. L’absence d’élections sous la présidence de Jovenel Moïse, puis son assassinat en juillet 2021, ont plongé le pays dans une transition politique interminable, marquée par un vide institutionnel et une gouvernance fragile.

Aujourd’hui, la tenue d’élections constitue l’un des principaux engagements de la transition. Dans la feuille de route de l’exécutif monocéphale dirigé depuis le 7 février par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, deux priorités dominent : la sécurité et l’organisation des élections.

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Alors que les autorités haïtiennes et la communauté internationale multiplient les appels et les investissements pour la tenue du scrutin, de sérieuses interrogations émergent quant à la fiabilité de la machine électorale.

Entre les failles dénoncées dans le système d’identification nationale géré par l’Office National d’Identification (ONI), les choix budgétaires du Conseil Électoral Provisoire (CEP) et la précipitation dans l’enregistrement des partis politiques, plusieurs observateurs parlent déjà d’un processus lancé sans audit ni véritable consensus politique.

6 millions de cartes selon l’ONI : un chiffre qui rassure… ou qui inquiète ?

L’Office National d’Identification (ONI) affirme avoir réalisé des avancées importantes dans le registre national. Selon le Directeur de l’ONI, Reynold Guerrier, plus de 6 millions de citoyens étaient inscrits en octobre 2025, un chiffre présenté comme une preuve que le système d’identification est prêt à soutenir les prochaines élections.

Mais derrière cette statistique, plusieurs institutions, notamment dans le secteur bancaire, ont signalé des failles dans la vérification de l’identité. Dans certains cas, selon des alertes internes, la personne figurant sur la carte ne correspondrait pas toujours à celle enregistrée dans le système informatique.

Ces inquiétudes ravivent les critiques autour du système de cartes Dermalog, déjà dénoncé pour : la qualité matérielle jugée faible des cartes ; les risques d’usurpation d’identité ; l’absence d’audit indépendante du registre national.

Le contrat Dermalog avait déjà suscité une vive polémique. À l’époque, l’ancien sénateur de l’Artibonite Youry Latortue avait dénoncé ce qu’il considérait comme un contrat entaché de corruption et de manipulation politique, évoquant l’implication de Martine Moïse dans le dossier.

Latortue avait demandé à l’ULCC d’ouvrir une enquête approfondie sur ce contrat. Mais selon ses critiques, l’institution anticorruption n’aurait jamais donné suite à cette demande, mais avait préféré ouvrir une enquête sur une hypothèque prise à l’ONA (Office National d’Assurance Vieillesse) par l’ex-Sénateur de l’Artibonite.

Entre-temps, le directeur général de l’’ULCC, Hans Joseph, fondateur du  cabinet d’avocats Expertus, est également impliqué indirectement dans la défense de Martine Moïse dans le dossier de l’assassinat du président Jovenel Moïse.

Pour plusieurs observateurs, ces croisements d’intérêts alimentent davantage les soupçons autour du système d’identification électorale.

Un budget électoral déjà sous le feu des critiques

Pendant que ces doutes persistent, le Conseil Électoral Provisoire (CEP) poursuit la préparation des élections. Cette avancée intervient alors que certains partis politiques avaient signé un Pacte national pour la sécurité et les élections, visant notamment à renforcer la légitimité du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et à favoriser un consensus politique autour du processus électoral.

Or, selon le dernier budget du CEP  que le Conseil a acheminé aux partenaires Internationaux sur les élections et que notre rédaction a pu consulter, plusieurs lignes de dépenses suscitent déjà des interrogations.

Dépenses majeures prévues

•Mise en place et fonctionnement des centres de vote : 29 249 148 $

•Acquisition de matériel électoral : 25 400 765 $

•Communication, sensibilisation et éducation civique : 18 279 364 $

•Sécurisation du processus électoral : 16 680 107 $

•Formation du personnel électoral : 15 805 814 $

•Inscription des électeurs : 12 340 844 $

•Centre de tabulation des votes : 11 325 711 $

•Vote de la diaspora : 8 185 185 $

Dépenses spécifiques

•Per diem : 3 364 000 $

•Achat de véhicules pour les Bureaux Électoraux Départementaux : 1 870 814 $

•Production et distribution du décret électoral : 1 629 629 $

•Maillots et matériels promotionnels : 1 164 444 $

•Location de véhicules pour le renforcement des capacités des journalistes : 586 666 $

Dans un pays plongé dans une crise économique et sécuritaire majeure, ces montants soulèvent de nombreuses questions sur la gestion et la transparence des ressources publiques.

Quel est donc le budget de l’Etat Haïtien sur les élections? Comment est contrôlé le basket fund d’Haïti à l’ONU sur les élections alors que ce basket fund est géré par le PNUD et l’UNOPS ? Qui autorise les dépenses?  A quel montant s’élèvent les dépenses déjà effectuées?

Des formations jugées sélectives

Autre sujet de polémique : les sessions de formation et de sensibilisation organisées par le CEP à l’intention des médias. Selon plusieurs sources dans le secteur de la presse, de nombreux médias importants et influents auraient été écartés de ces initiatives.

Certains journalistes dénoncent un processus sélectif et opaque, évoquant un possible favoritisme dans le choix des partenaires médiatiques. Au centre de ces critiques se trouve notamment la gestion du CEP, à laquelle sont associés Jacques Desrosiers et d’autres Conseillers toujours sous influence des Anciens Conseillers Présidentiels du CPT.

Une précipitation autour des partis politiques

Parallèlement, le CEP accélère d’autres étapes du processus : l’enregistrement des partis politiques, ensuite viendra celui des plateformes Politiques. Il faut noter que les étapes couponnées et répétitives entraînent davantage de sorties de fonds.

Plusieurs acteurs politiques dénoncent une initiative lancée sans véritable consultation nationale, alors que la situation sécuritaire reste extrêmement fragile.

Malgré leurs réserves, nombreux sont les partis politiques qui ont décidé ont décidé de s’inscrire, craignant d’être exclus du processus si, par impossible les élections sont organisées dans le respect du calendrier déjà publié. en cas d’élections organisées rapidement.

Selon certaines sources politiques, les membres du CEP nommés en deux phases par l’ancien Conseil Présidentiel de Transition accéléreraient la machine électorale, afin de rendre difficile toute modification de la composition du Conseil.

Des signataires du Pacte national pour la sécurité et les élections ont eux aussi dénoncé cette précipitation.

Une question centrale : qui audite réellement la machine électorale ?

Au cœur des inquiétudes se trouve une interrogation majeure : qui contrôle réellement la fiabilité du processus électoral ? Plusieurs analystes pointent l’absence d’un élément essentiel : un audit indépendant de la machine électorale. Sans audit :

– du registre national de l’ONI,

– du système d’identification Dermalog,

– du budget électoral,

– et du fonctionnement du CEP,

– Et surtout des dépenses effectuées par le CEP sous la coupole du PNUD,

la crédibilité des prochaines élections pourrait être sérieusement compromise.

Vers des élections non crédibles ?

Au-delà des chiffres et des annonces officielles, la véritable question reste celle de la confiance. Dans un pays marqué par l’instabilité politique, l’insécurité et les crises électorales à répétition, l’absence de transparence et de consensus pourrait ouvrir la voie à des élections contestées, alimentant les accusations de fraude électorale et de corruption généralisée.

Sans réformes, sans audit et sans dialogue politique inclusif, le risque est réel : celui de voir Haïti s’engager dans un nouveau cycle de crises post-électorales.

Brigitte Benshow

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Tags: CEPelectionshaitiOni
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