Port-au-Prince, dimanche 18 octobre 2026. — Cinq militaires salvadoriens affectés à la Force de répression des gangs (FRG) auraient été enlevés ce dimanche dans la zone de Santo, au nord de Port-au-Prince, selon le quotidien dominicain El Día.
D’après El Día, les militaires se trouvaient au nord de l’aéroport international Toussaint Louverture. Lorsque des renforts sont arrivés sur les lieux, ils n’y étaient plus. Le journal rapporte également que deux des cinq soldats pourraient être blessés.
Une source policière situe l’incident à Santo
Une source policière consultée par Le Quotidien 509 situe l’incident dans la zone de Santo 15-17, à Croix-des-Bouquets.
Selon la source qui n’a pas précisé le nombre exact à notre rédaction, les militaires se seraient arrêtés dans un market pour effectuer un achat, laissant leur véhicule à l’extérieur. Cette situation aurait permis aux hommes armés de constater que le véhicule était vide et de passer à l’action. Alors qu’ils se trouvaient encore à l’intérieur du commerce, les soldats auraient alerté leur base, qui a immédiatement dépêché une mission d’évacuation.
La question est désormais de savoir ce que les soldats étaient venus chercher et pourquoi cet achat nécessitait de quitter leur dispositif de sécurité. S’agissait-il de produits de première nécessité, d’Eau potable, de cigarettes, d’alcool, de préservatifs ou d’autres articles ? À ce stade, aucune information fiable ne permet de l’affirmer.
Au-delà de la nature de l’achat, l’incident pose surtout une question de protocole et de discipline opérationnelle : comment une unité déployée dans un secteur aussi dangereux a-t-elle pu se retrouver vulnérable à l’intérieur d’un commerce ?
Une opération de recherche en cours
Plusieurs hélicoptères ont été observés au-dessus de Santo et de ses environs. Les riverains ont été appelés à rester chez eux ou enfermés.
Selon la source policière, la FRG a lancé une opération pour retrouver et évacuer les militaires, avec l’appui de la Task Force. Des affrontements auraient opposé les forces engagées à des membres de groupes armés.
À l’heure de la publication, aucune confirmation officielle du gouvernement salvadorien, des autorités haïtiennes ou du commandement de la FRG n’était disponible concernant l’éventuel enlèvement des militaires. L’identité des soldats ainsi que le groupe éventuellement responsable n’ont pas été communiqués.
Le Salvador de Nayib Bukele participe à la mission internationale en Haïti depuis février 2025. Le 29 septembre dernier, son Parlement a autorisé la participation de ses forces armées à la FRG pour une période de douze mois.
Au-delà du sort des militaires, cet incident soulève déjà des questions sur la préparation, la formation et les protocoles de sécurité des soldats déployés dans les zones contrôlées par les gangs.
Le fait que des militaires en opération aient pu quitter leur véhicule et pénétrer dans un commerce situé dans une zone considérée comme hostile, sans dispositif apparent de sécurisation immédiate, constitue une situation préoccupante qui devra être examinée.
La rédaction
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