À l’approche des prochaines échéances électorales, l’Observatoire citoyen pour l’institutionnalisation de la démocratie (OCID) veut contribuer à une transformation des pratiques politiques en Haïti. L’organisation a lancé, ce mardi, trois journées portes ouvertes consacrées à l’accompagnement des partis politiques, dans ses locaux à Pétion-Ville.

La cérémonie s’est déroulée en présence du premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, du président du Conseil électoral provisoire (CEP), Jacques Desrosiers, ainsi que de plusieurs responsables et représentants de formations politiques.
Parmi les personnalités présentes figuraient notamment l’ancienne sénatrice Céméphise Gilles, l’ancien premier ministre et dirigeant du parti EDE Claude Joseph, l’ancien premier ministre Jean-Michel Lapin, le dirigeant du parti UNIR-Haïti Clarens Renois, ainsi que Mathias Pierre et Charlot Jacquelin Junior.
Pour le directeur exécutif de l’OCID, Rosny Desroches, l’initiative répond à une nécessité urgente : modifier en profondeur la manière de faire de la politique en Haïti.
Il appelle notamment à mettre fin à la violence politique afin de laisser davantage de place au débat, aux idées et à la confrontation des projets. Selon lui, les attaques personnelles et les accusations sans fondement doivent céder la place à des propositions rationnelles.
De son côté, le président du CEP, Jacques Desrosiers, a insisté sur l’amélioration indispensable du climat sécuritaire pour permettre l’organisation des élections.
Il a notamment évoqué les difficultés liées à l’ouverture d’un centre d’inscription des électeurs à La Gonâve, une opération qui, selon lui, a nécessité une importante préparation stratégique.
Une illustration, à ses yeux, des nombreux défis logistiques et sécuritaires auxquels le processus électoral est confronté.
Jacques Desrosiers a par ailleurs lancé un appel particulier aux dirigeants politiques concernant la jeunesse. Il les invite à réfléchir au sort des jeunes de 18 ans qui grandissent dans un environnement où les loisirs, les salles de cinéma ou encore les bibliothèques sont devenus quasiment inexistants.
Pour le président du CEP, cette génération porte de nombreuses interrogations et frustrations auxquelles les responsables politiques doivent apporter des réponses concrètes.
Le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a, de son côté, estimé que les partis politiques auront un rôle déterminant à jouer dans la résolution des différentes crises auxquelles le pays est confronté.
Selon lui, les problèmes économiques, humanitaires et sécuritaires devront notamment être abordés à travers la participation des formations politiques au processus électoral.
Le chef du gouvernement a encouragé les organisations politiques à élaborer des plans capables de répondre collectivement aux nombreux défis du pays.
Le premier ministre a enfin assuré que son gouvernement ferait tout son possible pour accompagner le processus électoral, notamment sur le plan sécuritaire.
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