Les images diffusées récemment sur notre compte X dans notre rubrique #Zye509 ont suscité de vives réactions. Elles mettent en évidence une gouvernance éducative en Haïti presque exclusivement masculine : de l’Université d’État d’Haïti (UEH) au ministère de l’Éducation nationale, en passant par les syndicats de professeurs. Cette absence de diversité traduit un déséquilibre profond dans un système éducatif déjà en plein effondrement.
La visite de Smith Augustin au Rectorat
Le jeudi 11 septembre 2025, le Conseiller-Président Smith Augustin, accompagné de son directeur de cabinet, a effectué une visite de courtoisie au Rectorat de l’UEH. Il a été accueilli par le Recteur, Dieuseul PREDELUS. Plusieurs campus ont été délogés, pillés ou assiégés par les gangs, contraignant l’institution à louer des espaces privés pour assurer la continuité des cours. Une situation précaire pour une université censée former l’élite intellectuelle du pays.
Les besoins urgents de l’UEH
Lors de la rencontre, l’équipe rectorale a exposé ses priorités :
- l’identification de terrains pour la construction de nouveaux campus en province ;
- l’augmentation du nombre de professeurs à temps plein (actuellement seulement 300 sur 1 500 enseignants, les 1 200 autres étant vacataires) ;
- et un investissement structurant dans l’enseignement supérieur, considéré comme un pilier du développement du capital humain.
Un budget de 8 milliards de gourdes pour 2025-2026
À l’issue de cette visite, le Recteur a remis au Conseiller-Président un projet de budget évalué à huit milliards de gourdes pour l’année fiscale 2025-2026. Ce financement devrait contribuer à la relance de l’UEH, notamment à travers l’acquisition de nouveaux locaux, d’équipements et de matériels pédagogiques.
Des images qui en disent long
Au-delà des chiffres, les clichés publiés par l’UEH et les ministères en disent long sur l’état de l’éducation nationale.
- Aucun visage féminin n’apparaît : le monopole masculin de la gouvernance saute aux yeux.
- Le langage corporel oscille entre dignité et fatigue. Certains sourires semblent davantage diplomatiques que spontanés. D’autres visages affichent des traits fermés, marqués par l’usure et la résignation.
- Les postures rigides traduisent une volonté d’afficher une autorité institutionnelle, mais les regards trahissent la gravité d’un système à bout de souffle.
Une éducation à reconstruire
Ces responsables apparaissent debout, mais défaits intérieurement, porteurs du poids d’un secteur éducatif en crise. Une réalité qui corrobore les récentes déclarations du ministre de l’Éducation Antoine Augustin, dénonçant l’effondrement de l’école haïtienne.
La rédaction



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