Le nouvel ambassadeur de France en Haïti, Gautier Lekens, a été reçu jeudi 17 septembre par le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Patrick Pélissier. À l’ordre du jour : la coopération entre Haïti et la France dans les domaines de la justice et de la sécurité.
Mais les photographies diffusées après l’entretien racontent une autre histoire : celle d’un protocole visiblement improvisé.
Un arrière-plan qui n’a rien d’officiel
Il faut regarder l’image attentivement. Ce n’est pas seulement le drapeau qui interpelle, c’est l’ensemble du cadre.
Deux responsables posent pour immortaliser une rencontre diplomatique, mais l’arrière-plan évoque davantage un comptoir d’accueil de Secrétaire qu’un espace aménagé voire un bureau d’un haut cadre pour recevoir un chef de mission étrangère.
Un drapeau haïtien qui touche le sol
Planté entre les deux hommes, hissé sur un mât manifestement trop court, le bicolore haïtien retombe lourdement. Sur les clichés, son extrémité touche le sol.
Pendant que les deux responsables évoquent la sécurité, personne ne semble avoir veillé à celle du symbole national.
Ce qui choque n’est pas l’imperfection, c’est le contraste
Le problème n’est pas une simple négligence technique. C’est l’écart entre la solennité de la rencontre et la désinvolture du cadre dans lequel elle est donnée à voir.
Le drapeau haïtien représente l’État. Il n’est pas un accessoire que l’on plante entre deux personnes juste avant la photo. Le code d’usage veut d’ailleurs qu’il ne touche jamais le sol.
Une image qui en dit plus que prévu
Une rencontre diplomatique est aussi une affaire de symboles. Lorsqu’une institution publie une photographie officielle, elle choisit l’image qu’elle donne d’elle-même.
Ici, le message involontaire est cruel : on parle de renforcer la justice et la sécurité, et l’emblème national finit au ras du sol.
La rédaction
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