Paris / New York, 14 juin 2026 — Les dirigeants de la France, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de l’Italie ont publié lundi une déclaration conjointe saluant l’annonce d’un mémorandum d’entente conclu entre les États-Unis et l’Iran, présenté comme une avancée diplomatique majeure pour la stabilité régionale et l’économie mondiale.
Dans leur communiqué, les quatre pays européens félicitent Washington, les autorités iraniennes ainsi que les médiateurs impliqués dans les discussions, notamment le Pakistan et le Qatar.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a également publié une déclaration distincte dans laquelle il qualifie l’accord de « pas extrêmement important » vers la fin de la guerre, la stabilisation régionale et la réouverture du détroit d’Ormuz.
« Nous appelons depuis longtemps à une désescalade et c’est le progrès que nous espérions voir », a déclaré le chef du gouvernement britannique, tout en félicitant le président Donald Trump et les médiateurs internationaux ayant contribué à cette percée diplomatique.
De son côté, le président français Emmanuel Macron a salué un accord « fruit d’un effort diplomatique auquel ont contribué plusieurs partenaires », appelant à « une mise en œuvre rapide et complète par tous les belligérants ».
Le chef de l’État français a insisté sur la nécessité d’une réouverture « urgente et inconditionnelle » du détroit d’Ormuz, soulignant que la mission internationale préparée avec le Royaume-Uni était prête à être déployée afin d’assurer la sécurité du trafic maritime.
« La reprise du trafic maritime, sans restriction ni péage, est une condition indispensable à la stabilité régionale et à l’économie mondiale », a affirmé Emmanuel Macron.
Paris et Londres indiquent notamment être prêts à soutenir une mission multilatérale défensive visant à sécuriser le trafic commercial et à conduire des opérations de déminage dans la région.
Keir Starmer a également souligné que la fermeture partielle du détroit avait eu des conséquences économiques importantes « sur les familles au Royaume-Uni et dans le monde ».
Le président français estime également que cet accord pourrait ouvrir « la voie à une négociation globale au service de la paix et de la sécurité de tous au Moyen-Orient », incluant les questions liées aux programmes nucléaire et balistique de l’Iran ainsi qu’à son influence régionale.
Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a lui aussi salué l’accord conclu entre Washington et Téhéran.
Dans une déclaration, le chef de l’ONU a félicité les États-Unis et l’Iran pour avoir conclu « un accord de paix prévoyant un cessez-le-feu immédiat et permanent, la réouverture du détroit d’Ormuz ainsi qu’un cadre pour de futures négociations ».
Selon António Guterres, cet accord représente « une étape critique vers un règlement pacifique du conflit ».
Le Secrétaire général a également remercié plusieurs pays de la région pour leur rôle dans les discussions diplomatiques, notamment le Pakistan, le Qatar, l’Égypte, l’Arabie saoudite et la Turquie.
« Ma profonde gratitude va au Pakistan, au Qatar, à l’Égypte, à l’Arabie saoudite, à la Türkiye et aux autres pays de la région pour le rôle constructif joué dans le soutien aux négociations ayant conduit à cet accord », a déclaré António Guterres.
Les quatre puissances européennes rappellent par ailleurs leur position commune sur le programme nucléaire iranien, affirmant que « l’Iran ne doit jamais se doter de l’arme nucléaire ». Elles se disent prêtes à travailler avec les États-Unis, l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) afin de garantir des engagements « robustes, vérifiables et pleinement appliqués ».
Le texte évoque également la possibilité d’une levée progressive des sanctions liées au nucléaire en échange de mesures concrètes prises par Téhéran.
Enfin, les dirigeants européens réaffirment leur soutien à la stabilité, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Liban, tout en appelant au maintien d’un cessez-le-feu solide dans la région.
Emmanuel Macron a affirmé que la France continuerait à soutenir « les efforts déterminés des autorités libanaises pour restaurer la souveraineté de l’État », considérée comme essentielle à la stabilité et à l’intégrité territoriale du Liban.
La rédaction
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