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Des frictions au Conseil présidentiel, Jean-Michel Lapin fait des propositions

6 mai 2024

Les violons semblent ne pas s’accorder entre les membres du Conseil présidentiel de transition appelé à diriger le pays jusqu’au 7 février 2026. Les critiques pleuvent envers les conseillers qui, selon plus d’un, ne pensent qu’à défendre leurs propres intérêts. Certains acteurs relancent l’option de la cour de Cassation.

C’est le cas notamment de l’ancien premier ministre Jean-Michel Lapin. Il dit craindre que la constitution du Bloc Majoritaire Indissoluble (BMI) au sein du conseil présidentiel, ne participe d’une volonté d’instaurer une dictature au sein de cette structure.

Il rappelle que le conseil présidentiel ne peut pas fonctionner comme un parlement avec un bloc majoritaire et une minorité. Ils sont tous des conseillers ayant les mêmes droits et prérogatives et ils sont appelés à prendre des décisions de manière collégiale, rappelle l’ancien locataire de la Villa D’Accueil.

Soulignant que la constitution du bloc majoritaire est de nature à nuire au bon fonctionnement du conseil, M. Lapin relance la piste de la cour de Cassation.

Pour lui, on pourrait se tourner vers la plus haute juridiction du pays pour désigner le président de la transition. Ainsi, le président du conseil présidentiel, l’ex-sénateur Edgard Leblanc Fils pourrait être muté à la Primature comme premier ministre.

Pour les autres membres du CPT, ils auraient à jouer le rôle de « conseillers ministériels » pour la réussite de la transition, souligne M. Lapin, rappelant l’urgence de la situation à laquelle le pays est confronté.

Le temps presse, il faut agir vite, conseille Lapin.

Les représentants de Pitit Dessalines, de l’Accord du 21 décembre, du Collectif du 30 janvier et de la coalition EDE/RED/Compromis historique ont formé le Bloc de la Majorité Indissoluble (BMI) au sein du conseil présidentiel.

Ce qui, de l’avis de plus d’un, réduit considérablement les marges de manœuvre des autres conseillers à savoir les représentants du parti Fanmi Lavalas, de l’Accord de Montana et du secteur privé car les décisions doivent être prises à la majorité simple (3+1), les deux autres membres du conseil n’ayant pas droit de vote.

La Rédaction

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