Port-au-Prince, 3 août 2025 – Un acte de violence odieux a une nouvelle fois frappé une institution humanitaire en Haïti. Dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 août, aux environs de 3 heures du matin, des individus lourdement armés ont pris d’assaut l’orphelinat Saint-Hélène, situé à Tête Bwa-Pen, dans la localité d’Obléon (Kenscoff). Le bilan est alarmant : huit personnes enlevées, dont un enfant âgé de seulement trois ans.
Face à cette agression jugée « intolérable » et « inacceptable », les responsables des organisations Nos Petits Frères et Sœurs (NPFS) et la Fondation Saint-Luc (FSL) ont pris une décision radicale. Par mesure de protestation, toutes les institutions rattachées à ces deux réseaux – dont l’hôpital Saint-Damien, le programme de vie communautaire, et l’hôpital Saint-Luc – resteront fermées à compter de ce dimanche, jusqu’à la libération sans condition de toutes les personnes kidnappées.
Dans un communiqué conjoint signé par Miguel Venegas, directeur exécutif de NPFS, et le Père Leo Richard Frechette, directeur général de la Fondation Saint-Luc, les deux entités dénoncent un climat d’impunité et de banalisation de la terreur :
« Nous disons NON à l’impunité, NON à l’indifférence, NON à la banalisation de la terreur. »
Les institutions affectées appellent les autorités et la société civile à un sursaut collectif pour mettre fin à cette spirale de violences et restaurer le respect de la dignité et de la vie humaine en Haïti.
« Nous ne lâcherons pas. Nous continuerons de lutter pour une Haïti juste, où la dignité et la vie humaine sont respectées », conclut le communiqué.
La rédaction
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