Port-au-Prince, 22 juin 2026. L’organisme précise qu’une large majorité des personnes déplacées, soit près de neuf sur dix, ont trouvé refuge dans huit centres d’hébergement aménagés pour accueillir les victimes de ces violences. La plupart de ces espaces d’accueil se trouvent à l’intérieur même de Cité Soleil.
D’autres familles ont choisi de se réfugier auprès de proches ou dans des quartiers voisins afin d’échapper à l’insécurité grandissante.
Une population de plus en plus fragilisée
Cette nouvelle crise s’inscrit dans un contexte marqué par une succession d’épisodes violents qui affectent durement les habitants de la commune. Entre les mois de mars et de mai 2026, les combats entre groupes armés avaient déjà entraîné le déplacement d’environ 18 000 personnes.
Face à la persistance des affrontements, de nombreuses familles ont été contraintes de quitter leur lieu de résidence à plusieurs reprises, accentuant leur précarité et leur vulnérabilité.
Parallèlement, les capacités d’accueil des sites d’hébergement sont mises à rude épreuve, tandis que les communautés qui reçoivent les déplacés peinent également à répondre à des besoins croissants.
Dans plusieurs secteurs de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, les tensions demeurent élevées. Les violences continuent de bouleverser le quotidien de milliers de citoyens et contribuent à l’aggravation de la crise humanitaire qui frappe la capitale haïtienne.
Ronald André
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