Port-au-Prince, 30 avril 2026. À Madeline, à l’est, comme à Vertières, au sud, des habitants ont installé des barricades. La circulation est bloquée. Les revendications ne sont pas nouvelles. Les riverains réclament la réparation des routes, le nettoyage des caniveaux et un meilleur système de drainage. Des besoins essentiels, ignorés depuis longtemps.
Le gouvernement a dépêché une délégation en urgence. Cette mission a été mandatée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Elle est dirigée par le ministre de l’Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé. Le ministre de l’Environnement, Valery Fils-Aimé, et celui des Travaux publics, Joseph Almathe Pierre Louis, en font également partie.
Mais cette visite n’a pas calmé la situation. Au contraire, la tension est montée. Le ministre des Travaux publics a été pris à partie par des manifestants. Selon plusieurs témoins, il a dû quitter les lieux rapidement pour éviter des débordements. Cet épisode illustre la rupture entre la population et les autorités.
Les fortes pluies des derniers jours ont aggravé la crise. Plusieurs quartiers sont inondés. Des habitations sont envahies par les eaux. Les canaux sont bouchés. De nombreuses routes sont devenues impraticables. Le manque d’entretien et d’anticipation accentue les dégâts à chaque intempérie.
Les autorités promettent des actions. Parmi elles : le nettoyage des canaux et la mise en œuvre du programme « Haïti Zéro Déchet », piloté par le SNGRS. Toutefois, ces mesures dépendraient d’un arrêté municipal contre les constructions anarchiques.
Sur place, ces explications peinent à convaincre. De nombreux citoyens dénoncent des années de négligence. Certains évoquent même une mauvaise gestion des fonds publics destinés aux situations d’urgence.
Ronald André
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