Le jeudi 14 août 2025, la Direction Sanitaire du Nord a marqué l’anniversaire du Cap-Haïtien par une clinique mobile gratuite, offrant des soins à plus de 400 patients et réalisant 47 tests Pap ainsi que 24 tests IVA. Sous la direction du Dr Hans Humbold A. Charles, cette action visait à renforcer la prévention du cancer du col de l’utérus.
Le conseiller présidentiel Dr Louis Gérald Gilles a salué cette initiative sur place, tandis que le ministre de la Santé, Dr Bertrand Sinal, depuis le Grand Sud, réaffirmait ses priorités : accès universel aux soins, financement des plus vulnérables et prévention.
En parallèle, une conférence sur « La crise humanitaire au cœur de la conjoncture actuelle » a dressé un état des lieux sans complaisance, pointant l’instabilité politique et le banditisme comme causes majeures de l’effondrement social.
Pourtant, derrière les discours et les cérémonies, la réalité du Cap-Haïtien demeure alarmante. L’insalubrité urbaine, l’absence d’un système efficace de collecte des déchets, la dégradation avancée des infrastructures et le manque criant d’accès à l’eau potable constituent un quotidien inacceptable pour ses habitants. Dans une ville où les services d’hygiène sont quasiment inexistants, organiser un événement sanitaire ponctuel ne masque pas la profonde faillite des politiques publiques en matière de santé environnementale et d’aménagement urbain.
Le contraste entre l’image officielle soigneusement entretenue et les réalités de terrain traduit une gestion municipale et nationale déconnectée des besoins fondamentaux. Le Cap-Haïtien fête ses 355 ans, mais les habitants attendent toujours les bases d’une ville saine : eau propre, routes entretenues, espaces publics salubres.
La rédaction
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