À l’origine de cette mobilisation : une exaspération profonde face à l’insalubrité persistante et à la dégradation des conditions de vie. Les habitants dénoncent des routes impraticables, des canaux obstrués et une gestion inefficace des déchets, autant de facteurs qui aggravent les risques sanitaires au quotidien. « Nou pa bèt. Nou merite lavi miyò », scandent certains manifestants, traduisant une colère qui ne cesse de grandir.
Le mouvement, présenté comme strictement citoyen, s’accompagne d’un appel à la discipline : limiter les déplacements, garder les enfants à la maison et maintenir la pression sans débordements majeurs. Les revendications sont claires : réparation des routes, curage des canaux et actions concrètes et durables de l’État central.
Face à cette montée de tension, le gouvernement tente de réagir. Une délégation interministérielle, constituée par le Premier ministre, est annoncée en déplacement vers le Cap-Haïtien. Regroupant notamment le MICT, le MdE et le MTPTC, cette mission doit rencontrer la population et présenter des mesures d’urgence.
Cependant, sur le terrain, beaucoup perçoivent cette initiative comme tardive, voire insuffisante au regard de l’ampleur de la crise. Les initiateurs du mouvement mettent en garde contre toute récupération politique, insistant sur leur indépendance.
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