Port-au-Prince / Washington, 23 janvier 2026 — Le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’est entretenu ce vendredi avec le Premier ministre haïtien Alix Fils-Aimé afin de réaffirmer le soutien des États-Unis à la stabilité et à la sécurité d’Haïti, dans un contexte marqué par la violence des gangs et de fortes tensions politiques.
Selon le communiqué officiel du Département d’État, Marco Rubio a insisté sur la nécessité de maintenir le Premier ministre en fonction pour garantir l’efficacité de la lutte sécuritaire :
« Le secrétaire Rubio a souligné l’importance du maintien du Premier ministre à son poste afin de combattre les gangs terroristes et de stabiliser le pays. »
Il a également mis en avant la nécessité d’un leadership fort et cohérent pour enrayer la spirale de violence :
« La violence actuelle provoquée par les gangs ne peut être stoppée qu’avec un leadership constant, fort et bénéficiant du plein soutien du peuple haïtien. »
À travers cet échange, Washington réaffirme que la stabilité institutionnelle est une condition indispensable au rétablissement de la sécurité. Toute remise en cause de la continuité de l’exécutif pourrait, selon les autorités américaines, affaiblir les opérations contre les groupes armés et accentuer l’instabilité.
Le message américain renforce ainsi la légitimité politique du Premier ministre Fils-Aimé dans une phase critique de la transition.
Le communiqué américain fixe également une ligne claire concernant l’avenir du Conseil présidentiel de transition (CPT) :
« Le Conseil présidentiel de transition doit être dissous d’ici le 7 février, sans que des acteurs corrompus ne cherchent à interférer dans le processus conduisant Haïti vers une gouvernance élue à des fins personnelles. »
Marco Rubio résume cette exigence par une formule directe :
« Les dirigeants haïtiens doivent choisir la stabilité d’Haïti. »
Cette déclaration vise explicitement toute tentative de prolongation, de manipulation institutionnelle ou de manœuvre politique susceptible de retarder la transition.
Dans un ton particulièrement ferme, Washington avertit que des sanctions pourraient viser les acteurs politiques impliqués dans la violence :
« Les États-Unis veilleront à ce qu’il y ait un coût élevé pour les politiciens corrompus qui soutiennent des gangs violents et propagent le terrorisme en Haïti. »
Ce passage marque un durcissement du discours américain et laisse entrevoir un possible renforcement des mesures de pression diplomatique et financière contre les réseaux politico-criminels.
Cet appel intervient alors que la transition haïtienne arrive à une échéance décisive.
Le message de Washington agit à la fois comme un soutien politique affirmé et comme une mise en garde directe adressée aux acteurs tentés par une stratégie de rupture ou de déstabilisation.
La rédaction
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