La juge de Washington D.C., Ana Reyes, a refusé ce jeudi de revenir sur sa décision empêchant l’administration Trump de mettre fin au statut de protection temporaire (TPS) pour plus de 300 000 Haïtiens. Elle a dénoncé la requête du gouvernement visant à suspendre la procédure.
Ana Reyes affirme qu’elle rendra à temps une ordonnance écrite afin que la cour d’appel puisse examiner le recours du gouvernement.
Il faut dire que, dans une démarche inhabituelle, le gouvernement a, la semaine dernière, interjeté appel à la fois devant la cour d’appel et directement auprès de la juge Reyes pour lui demander de revenir sur sa décision.
Les avocats du Département de la Sécurité intérieure ont jusqu’au 19 février pour déposer leurs mémoires, et la cour d’appel aura la possibilité de rendre sa décision à tout moment après cette date.
Il existe également la possibilité pour le Département de la Sécurité intérieure de se pourvoir en cassation devant la Cour suprême s’il n’est pas satisfait de la décision de la cour d’appel, composée de trois juridictions.
La décision de la juge Reyes, rendue le 2 février dernier, suspend la révocation du statut de protection temporaire (TPS) accordé aux Haïtiens, leur accordant ainsi un sursis temporaire.
Sans cette décision, plus de 300 000 Haïtiens auraient perdu leur droit de continuer à vivre et à travailler aux États-Unis et se seraient exposés à une expulsion vers Haïti, rappelle le journal Miami Herald.
La juge Reyes, qui se dit victime de menaces, soutient que les Haïtiens menacés d’expulsion en cas de suspension du TPS n’auraient plus la possibilité de revenir aux États-Unis, même si une juridiction supérieure se prononçait ultérieurement en leur faveur.
Dodeley Orélus
📲 Rejoignez Le Quotidien 509
Recevez nos dernières nouvelles directement sur votre téléphone via notre chaîne WhatsApp officielle.
🚀 Rejoindre la chaîne WhatsApp


