Lors de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies à New York (AGNU80), de nombreux pays ont annoncé des mesures de soutien ou de coopération pour Haïti. Cependant, la présence haïtienne reste quasi invisible dans la communication officielle et médiatique.
États-Unis :
Le Sous-secrétaire d’État Christopher Landau a rencontré des dirigeants étrangers pour discuter de la sécurité en Haïti, notamment la création d’une Force de répression des gangs et d’un Bureau d’appui des Nations Unies. Dans tous les posts officiels, les photos publiées montrent à peine Laurent Saint-Cyr, donnant l’impression d’un désintérêt total pour Haïti.République dominicaine :
Le président Luis Abinader a discuté avec le secrétaire d’État Marco Rubio de la nécessité d’un soutien international accru pour Haïti, sans que la délégation haïtienne ne soit impliquée. Il est vrai que les deux pays gardent une certaine distance diplomatique.Guatemala et CARICOM :
Le Guatemala a annoncé l’envoi de 150 policiers militaires à la mission MSS dirigée par le Kenya, afin de contribuer à la sécurité en Haïti. CARICOM a discuté du projet de résolution du Conseil de sécurité sur la transition de la MSS vers une force de répression des gangs et la création d’un Bureau d’appui de l’ONU, sans aucune image valorisant la délégation haïtienne.Canada :
La Ministre des Affaires Mondiales Canada, Mme Anand, a annoncé une aide de 60 millions de dollars pour la stabilité et la sécurité régionale en Haïti. Dans la photo officielle choisie par son ministère Laurent Saint-Cyr n’apparait que de dos.Kenya et autres pays :
Le Kenya a été mentionné comme principal contributeur à la sécurité haïtienne, notamment via la MSS. Lors des réunions avec les États-Unis, le Kenya et d’autres pays, Haïti est cité comme bénéficiaire, mais sans participation visible de sa délégation.
La série de rencontres et d’annonces montre un paradoxe : alors que la sécurité et la stabilité d’Haïti sont au centre des discussions, le pays lui-même semble absent de la scène. La visibilité minimale de Laurent Saint-Cyr et la mise en avant quasi exclusive des partenaires régionaux et internationaux suscitent des interrogations sur la stratégie diplomatique haïtienne et sa capacité à défendre ses intérêts lors de la prise de décisions cruciales. Où est l’agenda des rencontres bilatérales d’Haïti.
Haïti, en pleine crise sécuritaire et politique, est donc marginalisée dans les annonces internationales ou s’est marginalisée par manque de vision ou stratégie. Tandis que des pays de la région et d’autres acteurs internationaux annoncent des mesures pour sa sécurité, la délégation haïtienne de 24 personnes était quasi-invisible et non-programmée.
La rédaction
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