Le chef du gang des 400 Mawozo, Wilson Joseph, alias « Lanmò San Jou », a confirmé la mort des quatre militaires salvadoriens portés disparus depuis le 18 octobre dernier dans la région de la Plaine du Cul-de-Sac.

L’information a été rapportée par Edwin Paraison, président de la Fondation Zile, à la suite d’une interview accordée lundi par le chef de gang à la chaîne dominicaine Telesistema, canal 11.
Selon Edwin Paraison, Wilson Joseph a également confirmé avoir adressé une lettre aux Nations unies pour réclamer l’ouverture de négociations en vue d’un accord de paix.
Le responsable de la Fondation Zile a souligné que la situation sécuritaire en Haïti occupe une place prépondérante dans la presse dominicaine depuis le renforcement du contingent salvadorien dans le pays. Au moins sept médias dominicains consacrent quotidiennement leurs principaux titres à la crise haïtienne, rapporte-t-il.
Edwin Paraison a également indiqué que le gouvernement dominicain avait autorisé des militaires salvadoriens à s’installer au quartier général de l’armée dominicaine, à Jimaní, afin de bénéficier d’un appui logistique dans le cadre des opérations menées en Haïti.
De son côté, le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, s’est catégoriquement opposé à toute négociation avec les groupes armés.
Réagissant ce mardi à la lettre attribuée au chef des 400 Mawozo et adressée au secrétaire général des Nations unies, António Guterres, le défenseur des droits humains a estimé qu’aucun dialogue ne devait être engagé avec les chefs de gangs.
« C’est soit les bandits meurent, soit ils vont en prison », a-t-il martelé, considérant cette démarche comme une manœuvre des groupes criminels, avec la complicité de certains acteurs qu’il qualifie de « bandits en cravate ».
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