Les Nations unies ont apporté, lundi 2 Novembre 2026, plusieurs précisions sur la situation sécuritaire en Haïti, notamment concernant une lettre attribuée à Wilson Joseph, présenté comme le chef du groupe armé « Gwoup Rebel 400 », ainsi que le déploiement de militaires salvadoriens dans le pays.
Dans une note aux correspondants publiée au siège de l’ONU à New York, le porte-parole du secrétaire général, Stéphane Dujarric, a confirmé que l’organisation avait reçu une lettre portant la signature de Wilson Joseph et adressée à l’attention du secrétaire général.
Toutefois, le porte-parole a tenu à dissiper toute ambiguïté sur la portée de cette correspondance. « La réception d’une telle lettre ne constitue ni une approbation de son contenu, ni une reconnaissance de son auteur, ni une prise de position des Nations unies », a-t-il précisé.
Déploiement salvadorien : l’ONU distingue les contingents relevant du GSF
L’autre point important de cette communication concerne la présence de militaires salvadoriens en Haïti. Les Nations unies indiquent être au courant des informations faisant état du déploiement de personnels militaires supplémentaires en provenance du Salvador.
Stéphane Dujarric a cependant apporté une précision importante : la grande majorité de ces militaires ne sont pas déployés dans le cadre de la Force de répression des gangs (Gang Suppression Force – GSF).
Par conséquent, ces personnels échappent au champ de compétence du Bureau d’appui des Nations unies en Haïti (UNSOH), notamment en matière de soutien logistique, opérationnel et de suivi relevant de son mandat.
Le porte-parole a rappelé que l’UNSOH est chargé d’apporter un soutien logistique et opérationnel aux personnels déployés dans le cadre de la GSF, ainsi que d’appliquer les dispositions pertinentes de la Politique de diligence voulue en matière de droits humains (Human Rights Due Diligence Policy – HRDDP).
Les opérations sécuritaires soumises aux normes internationales
Sans se limiter aux seuls contingents internationaux, l’ONU a rappelé que toutes les opérations de sécurité menées en Haïti, qu’elles soient conduites dans le cadre de la FRG/GSF ou par les autorités nationales et leurs partenaires, doivent respecter intégralement le droit international applicable.
Cette exigence englobe notamment le droit international des droits de l’homme et le droit international humanitaire.
« Le respect de ces obligations, ainsi que la transparence et la responsabilité, demeure essentiel pour maintenir le soutien international et garantir la protection de la population », a souligné Stéphane Dujarric.
Les Nations unies se disent également préoccupées par les conséquences de la crise sécuritaire sur les communautés haïtiennes, qui continuent d’en supporter le poids. L’organisation insiste sur la nécessité de protéger les populations et de privilégier la recherche de solutions pacifiques.
L’ONU maintient son soutien aux efforts de stabilisation
En conclusion, l’organisation internationale affirme maintenir son engagement en faveur du rétablissement de la sécurité et de la stabilité en Haïti, dans le cadre d’une réponse internationale coordonnée.
Cette nouvelle communication intervient dans un contexte marqué par la multiplication des initiatives sécuritaires étrangères et les interrogations sur les mécanismes de supervision, de contrôle et de responsabilité des différents personnels déployés en Haïti.
La distinction faite par l’ONU entre les militaires relevant de la FRG/GSF et ceux déployés en dehors de ce dispositif (les salvadoriens) constitue ainsi un élément important pour comprendre ce qui se joue actuellement en Haïti.
La rédaction
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