Le Conseil électoral provisoire (CEP) prévoit désormais d’organiser le premier tour des élections présidentielle et législatives le 18 juillet 2027, avant un second tour fixé au 4 octobre. Le calendrier actualisé prévoit également des élections pour les collectivités territoriales, ainsi que plusieurs étapes administratives et contentieuses qui devront être franchies avant la proclamation des résultats.
Le Conseil électoral provisoire a établi un nouveau calendrier des opérations électorales pour la période 2026-2027. Selon ce document, le premier tour de la présidentielle et des législatives, associé à la ratification populaire prévue dans le calendrier, est programmé pour le 18 juillet 2027. Le second tour des élections législatives et présidentielle, ainsi que les élections des collectivités territoriales, est fixé au 4 octobre 2027.
Ce réaménagement marque un changement important par rapport au calendrier précédemment publié par l’institution électorale, qui prévoyait le premier tour le 13 décembre 2026 et le second tour le 21 février 2027.
Inscription des électeurs : une échéance fixée au 20 mai 2027
Le calendrier actualisé prévoit la poursuite des opérations de mise à jour du registre électoral jusqu’au 29 juin 2027. La période d’inscription des électeurs doit prendre fin le 20 mai 2027, date également retenue pour la fermeture du registre électoral.
La publication des listes électorales est programmée pour le 19 juin 2027. Les contestations relatives à l’inscription ou à la radiation d’électeurs pourront ensuite être déposées entre le 20 et le 29 juin.
En parallèle, le CEP prévoit de poursuivre la préparation des centres de vote, la sélection du personnel électoral, le recrutement des membres des bureaux de vote et la distribution des matériels nécessaires au déroulement du scrutin.
Juillet 2027 : premier tour et contentieux électoral
La campagne électorale du premier tour doit se dérouler du 15 avril au 17 juillet 2027, selon le document. Le déploiement du personnel temporaire et les simulations dans les centres de vote sont prévus du 14 au 17 juillet.
Le vote du 18 juillet sera suivi de la tabulation des résultats, annoncée pour les 18 et 19 juillet. La publication des résultats préliminaires du premier tour de la présidentielle et des législatives est prévue pour le 22 juillet.
Le calendrier prévoit ensuite une période de contestation des résultats allant du 22 juillet au 8 août 2027. Cette phase doit permettre le traitement des recours par les instances compétentes, conformément aux étapes indiquées dans le document électoral.
Le second tour programmé au 4 octobre
Pour le second tour, les opérations de préparation du matériel sensible sont prévues à partir du 10 août 2027. La campagne électorale doit commencer le 3 septembre et prendre fin le 2 octobre.
Le déploiement du personnel temporaire et les simulations dans les centres de vote sont annoncés entre le 15 et le 18 septembre. Le scrutin est fixé au 4 octobre 2027, avec une tabulation des votes prévue les 4 et 5 octobre.
La publication des résultats préliminaires du second tour est programmée entre le 6 et le 7 octobre. Les contestations doivent ensuite être traitées selon les délais prévus par le calendrier, certaines échéances s’étendant jusqu’au 22 octobre 2027.
Un calendrier ambitieux, dont la mise en œuvre reste déterminante
Au-delà des dates de scrutin, le document détaille de nombreuses opérations indispensables à l’organisation des élections : formation des agents, recrutement des superviseurs, accréditation des observateurs et des journalistes, acquisition des matériels électoraux et préparation des bureaux départementaux de tabulation.
La publication de ce calendrier donne ainsi une nouvelle visibilité aux échéances envisagées par le CEP. Toutefois, l’existence d’un calendrier ne signifie pas que toutes les conditions nécessaires au déroulement des élections sont déjà réunies. La réalisation effective de ces étapes devra être suivie au fil des prochains mois.
La question de la sécurité demeure notamment déterminante dans un pays confronté à une crise persistante. Le CEP avait d’ailleurs souligné, dans ses communications précédentes, que la tenue des élections dépendait de conditions sécuritaires acceptables et de la disponibilité des ressources financières nécessaires.
Le respect du calendrier actualisé constituera donc un enjeu majeur pour l’institution électorale, les partis politiques et l’ensemble des acteurs engagés dans le processus.
La rédaction
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