Les faits
Le dimanche 18 octobre 2026, quatre techniciens aéronautiques salvadoriens de la Force opérationnelle Libertad II, intégrée à la Force de répression des gangs (FRG/GSF), ont été attaqués à Santo 17, commune de Croix-des-Bouquets. Leur véhicule blindé a été visé par des tirs et des explosifs, puis a pris feu. Selon l’armée salvadorienne, les quatre hommes ont réussi à s’en extraire avant que le contact soit perdu.
C’est la première attaque majeure contre la force internationale depuis le début de ses opérations. Les premières informations parlaient de cinq disparus ; le chiffre retenu est de quatre.
Au 20 octobre, la FRG confirme que les recherches se poursuivent, avec l’appui d’hélicoptères. Plusieurs membres de gangs auraient été tués et quatre membres de la FRG blessés. Aucune source officielle n’a confirmé la mort, la capture ou la libération des soldats.
Le dernier communiqué de la FRG
Dans un communiqué daté du 20 octobre 2026 à Port-au-Prince, la FRG confirme pour la première fois par écrit la disparition de « quatre membres salvadoriens » à la suite de l’attaque de Santo. Elle indique que ses troupes mènent des opérations dans la zone depuis dimanche et affrontent des éléments des gangs armés, avec l’appui d’hélicoptères.
Selon les premiers rapports cités par la force, plusieurs membres de gangs auraient été tués et d’autres blessés. Quatre membres de la FRG ont aussi été blessés et reçoivent des soins médicaux.
La FRG remercie le gouvernement du Salvador pour son étroite coordination et son soutien supplémentaire. Elle appelle les habitants de Santo et des communes voisines à rester chez eux. Elle promet de nouvelles informations une fois celles-ci vérifiées par les voies officielles.
Le texte, signé du porte-parole Igor Rugwiza, ne dit rien de l’état des quatre soldats ni des pistes de recherche. Il ne mentionne pas non plus les autorités haïtiennes : ni le gouvernement, ni la PNH.
Ce que l’État dit en coulisses
Selon l’une des sources du Journal Le Nouvelliste, les militaires se seraient rendus dans un commerce de la plaine du Cul-de-Sac sans prévenir la PNH, en se guidant avec Google Maps, et se seraient retrouvés à Santo 17. La même source affirme qu’ils seraient retenus en otage par le gang Chen Mechan, sans pouvoir donner de nouvelles de leur état de santé. Elle évoque aussi l’emploi de drones kamikazes lors des opérations de secours. Une seconde source a confirmé la disparition et précisé que les soldats cherchaient un supermarché. Une version également confirmé par une source policière à notre rédaction.
Le Washington Post, citant un responsable onusien anonyme, a ensuite rapporté que les quatre techniciens ne participaient à aucune opération régulière au moment de l’attaque. Les autorités haïtiennes disposent donc d’informations détaillées, mais elles ne les ont livrées qu’à la presse, sous couvert d’anonymat.
Une solidarité internationale affichée
À New York, la réaction a été immédiate. Lors de la séance du Conseil de sécurité consacrée à Haïti, l’ambassadeur américain Mike Waltz a condamné l’embuscade. Il a dit s’être entretenu avec l’ambassadrice salvadorienne Egriselda López. Il a assuré le président Bukele et les militaires salvadoriens du soutien total des États-Unis, avant de promettre aux quatre disparus : « Nous vous ramènerons chez vous. »
La Mission américaine à l’ONU a ensuite publié sur X une photo de l’échange. Elle y présente les condoléances et le soutien de Waltz à son homologue salvadorienne, pour des soldats toujours portés disparus. De son côté, l’ambassadrice López a demandé au Conseil une mobilisation accrue des moyens internationaux pour les retrouver.
La FRG elle-même, dans son communiqué du 20 octobre, remercie le gouvernement du Salvador pour sa coordination et son soutien supplémentaire. Haïti n’est Toujours pas citée.
À Port-au-Prince, aucune déclaration officielle du gouvernement de la Primature et de la PNH n’a été recensée depuis.
Les enjeux dépassent le symbole. Au Salvador, le candidat présidentiel du FMLN Rafael Aguirre réclame déjà le rapatriement des troupes déployées en Haïti. Le maintien des contingents étrangers dépend aussi du sentiment, dans leurs pays, que l’État hôte assume sa part.
La rédaction
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