Le Conseil électoral provisoire (CEP) a réuni, vendredi 2 octobre, à l’hôtel Montana, plusieurs partis, groupements et regroupements politiques autour des modifications apportées à certaines dispositions du décret électoral. La rencontre s’est déroulée en présence des membres du CEP et du premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

Il s’agissait d’une journée d’échanges qui s’inscrit dans le cadre des consultations engagées par le CEP à la suite des préoccupations exprimées par les partis et regroupements politiques concernant certaines dispositions du décret électoral actuellement en vigueur.
Le président du CEP, Peterson Pierre-Louis, a expliqué que cette démarche vise notamment à favoriser une meilleure harmonisation du cadre légal devant régir le processus électoral.
Il a souligné la nécessité de tenir compte des préoccupations des différents acteurs afin de parvenir à des procédures plus simples et de réduire les lourdeurs administratives susceptibles d’exclure certains candidats ou acteurs politiques.
« Les élections exigent une compétition entre les acteurs dans le respect des règles du jeu », a notamment rappelé le président du Conseil électoral provisoire.
Le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a salué les organisateurs ainsi que les représentants des partis et regroupements politiques ayant participé aux discussions. Il les a encouragés à poursuivre dans la voie du dialogue.
Le chef du gouvernement a également renouvelé son engagement à accompagner le CEP et les partis politiques afin de faire progresser le processus électoral.
Alix Didier Fils-Aimé a invité les formations politiques à présenter l’ensemble de leurs revendications et préoccupations. Il a assuré que le CEP et le gouvernement en prendraient note dans le cadre des démarches visant à faire avancer le processus.
Plusieurs dirigeants politiques ont pris la parole au cours de cette journée d’échanges pour faire part de leurs préoccupations concernant différentes dispositions du décret électoral.
Parmi les intervenants figuraient notamment l’ancien ministre délégué chargé des questions électorales, Mathias Pierre, l’ancienne directrice du Programme national de cantines scolaires (PNCS), Djina Guillet Delatour, ainsi que l’ancien sénateur Joseph Lambert.
Les discussions ont notamment porté sur les sanctions prévues à l’encontre de certains candidats, ainsi que sur différentes exigences liées à leur éligibilité.
Des participants ont également soulevé la question de certaines dispositions constitutionnelles, des conditions liées à la décharge de gestion pour les anciens responsables publics et de l’obligation de démissionner pour certaines catégories de fonctionnaires souhaitant se porter candidats.
La question des candidats aux postes de délégués de ville a également suscité des préoccupations. Des participants ont déploré l’absence, disent-ils, de dispositions suffisamment claires concernant ces candidatures, alors que plusieurs personnes se prépareraient depuis plusieurs années à briguer ces fonctions.
Les représentants de partis ont par ailleurs estimé que le CEP n’avait pas accordé suffisamment de temps aux formations politiques pour constituer des groupements susceptibles de bénéficier de l’exonération de certains frais électoraux.
Ils font remarquer qu’un seul groupement « VIKTWA » a réussi à atteindre le quota d’une cinquantaine de partis membres pour pouvoir bénéficier de ces exonérations.
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