À quelques mois des prochaines élections, le Conseil électoral provisoire (CEP) rappelle les acteurs politiques à l’ordre. Dans une note de presse publiée ce 28 septembre 2026, l’institution électorale avertit que la période officielle de campagne n’a pas encore débuté et demande aux partis, groupements politiques et candidats de s’abstenir de toute activité pouvant être assimilée à une campagne électorale.
La mise en garde intervient alors que plusieurs structures politiques multiplient les rencontres, réunions et séances de mobilisation avec leurs membres et sympathisants, notamment dans des espaces fermés, en préparation des prochaines échéances électorales.
Sans qualifier ces réunions de violations, le CEP rappelle que toute activité assimilable à une campagne électorale demeure encadrée par le calendrier officiel.
Dans sa note référencée CEP/DC/065-2526, le Conseil électoral provisoire s’appuie notamment sur l’article 193 du Décret électoral du 2 juin 2026, qui lui confère la responsabilité de fixer et de communiquer la période officielle durant laquelle les activités de campagne seront autorisées.
Le CEP appelle à la retenue
L’institution électorale invite ainsi les partis, groupements de partis politiques et candidats à respecter les dispositions légales et réglementaires applicables au processus électoral.
Le CEP dit compter sur la responsabilité des acteurs politiques afin de préserver un « climat électoral serein, équitable et conforme aux normes établies ».
L’institution réaffirme également sa volonté de conduire un processus électoral qu’elle présente comme inclusif, impartial, transparent et responsable, tout en insistant sur les principes d’indépendance et d’intégrité électorales.
Mobilisation politique : où s’arrête la préparation, où commence la campagne ?
La nouvelle mise en garde intervient dans un contexte où les formations politiques cherchent déjà à structurer leurs bases, réunir leurs militants et préparer leurs stratégies en vue des prochaines élections.
Ces activités soulèvent une question qui pourrait prendre de l’importance dans les prochaines semaines : comment distinguer une activité interne de mobilisation politique d’une activité pouvant être considérée comme une campagne électorale prématurée ?
Le CEP ne fournit pas, dans cette note, une liste détaillée des activités qui seraient considérées comme assimilables à une campagne. Il rappelle toutefois que la période officielle n’est pas encore ouverte et que les acteurs devront s’y conformer.
À mesure que le calendrier électoral avancera, l’interprétation et l’application de cette disposition pourraient donc devenir un enjeu important pour les partis, les candidats et leurs structures de terrain.
Le message du CEP est clair : la mobilisation politique peut se poursuivre dans le respect du cadre légal, mais la campagne électorale officielle devra attendre l’ouverture de la période fixée par l’autorité électorale.
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