Quelques jours après les accusations portées contre lui par le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance, qui affirme détenir des éléments de preuve faisant état de pratiques de corruption au Parquet de Port-au-Prince, le commissaire du gouvernement Jean Fritz Patterson Dorval a présenté ce jeudi un bilan de sa première année à la tête de cette juridiction. Il en a profité pour mettre en garde ceux qu’il accuse de diffamation.
Le torchon brûle entre le chef du Parquet de Port-au-Prince, Me Jean Fritz Patterson Dorval, et le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance.
Alors que ce dernier affirme détenir des preuves mettant en cause l’intégrité du commissaire du gouvernement et se dit disposé à les transmettre aux autorités compétentes, Me Dorval a choisi de défendre publiquement son bilan et de répondre, de manière indirecte, aux accusations portées contre lui.
Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, le commissaire du gouvernement a dressé le bilan de sa première année à la tête du Parquet de Port-au-Prince. Il estime que les résultats obtenus sont globalement satisfaisants, même s’il reconnaît que plusieurs obstacles ont empêché son institution d’aller plus loin.
Selon Jean Fritz Patterson Dorval, le Parquet a reçu, au cours de cette première année, environ 4 000 dossiers de plaintes et de rapports transmis par la Police nationale d’Haïti.
Le chef du Parquet indique que plusieurs de ces dossiers ont été transmis au cabinet d’instruction, d’autres ont été classés sans suite, tandis que plusieurs affaires ont été orientées vers le tribunal correctionnel.
À travers ce bilan, Me Dorval entend mettre en avant le travail réalisé par le Parquet malgré les contraintes auxquelles la justice reste confrontée.
Le commissaire du gouvernement a également profité de sa rencontre avec la presse pour adresser un avertissement à ceux qui, selon lui, diffusent de fausses informations et portent atteinte à sa réputation ainsi qu’à celle d’autres responsables de l’État.
Me Dorval affirme que le Parquet ne restera pas indifférent face à ce qu’il considère comme des actes de diffamation. Il prévient que leurs auteurs pourraient faire l’objet de poursuites judiciaires et de sanctions conformément à la loi.
Cette sortie intervient quelques jours après les déclarations publiques de Pierre Espérance. Le directeur exécutif du RNDDH affirme disposer de preuves concernant des faits de corruption qui impliqueraient le chef du Parquet de Port-au-Prince et se dit prêt à remettre ces éléments aux autorités compétentes.
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