Le président de l’Association nationale des propriétaires de stations-service (ANAPROS), Marc-André Dériphonse, confirme la présence sur le marché d’un carburant de « mauvais gaz ». Il affirme que le problème ne se limite pas à une station-service particulière, ce qui laisse entendre que l’anomalie pourrait remonter à la source d’approvisionnement, notamment au niveau du Terminal Varreux.

Une affirmation qui rappelle que la question du contrôle de la qualité des produits pétroliers se situe en amont de la chaîne de distribution.
Le responsable de l’ANAPROS estime que les autorités doivent désormais déterminer la meilleure manière d’intervenir afin de traiter cette situation.
Dans un avis publié le mardi 15 septembre 2026, le ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) affirme avoir pris connaissance des informations et des préoccupations concernant la qualité de certains produits pétroliers destinés au marché national.
Le MCI souligne qu’aucune conclusion définitive ne peut encore être tirée sur la conformité ou la non-conformité de la cargaison concernée, faute d’analyses techniques et scientifiques.
Autrement dit, alors qu’un représentant du secteur de la distribution évoque directement la présence d’un « mauvais gaz », l’autorité publique compétente refuse, à ce stade, de confirmer officiellement la non-conformité du produit.
Si les déclarations de Marc-André Dériphonse sont confirmées par les analyses, la question ne se limiterait pas à la responsabilité des stations-service. Le fait que plusieurs établissements aient été approvisionnés par un même circuit pourrait conduire les autorités à examiner l’ensemble de la chaîne, depuis le terminal jusqu’au consommateur.
Une telle situation soulèverait d’importantes questions sur les mécanismes de contrôle des carburants avant leur mise en circulation : quels contrôles sont effectués à l’arrivée des produits ? Quels organismes procèdent aux vérifications ? Les lots sont-ils systématiquement analysés avant leur distribution ? Et comment identifier rapidement les stations ayant reçu un produit potentiellement non conforme ?
Pour l’heure, le MCI n’apporte pas publiquement de réponses détaillées à ces interrogations.
Le ministère invite les consommateurs à la prudence, mais également au calme. Cet appel au calme, sans publication rapide de résultats techniques, risque toutefois de laisser les consommateurs dans une zone d’incertitude.
Dans son avis, le MCI rappelle néanmoins aux importateurs et aux distributeurs leur obligation de commercialiser des produits conformes aux normes en vigueur et d’assurer leur traçabilité.
Le ministère annonce qu’il procédera aux vérifications et contrôles relevant de ses compétences. Lorsque des analyses spécialisées seront nécessaires, il prévoit également de solliciter l’appui technique des institutions habilitées à effectuer les expertises.
Le MCI rappelle en outre que toute non-conformité dûment établie pourra entraîner les mesures prévues par l’article 16 du décret du 11 mars 2020 relatif notamment à la sécurité des biens et services, à la loyauté des transactions économiques et à la protection du consommateur.
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