La situation sécuritaire continue de se détériorer à Gressier, notamment dans la localité appelée « Belvi », où au moins trois personnes ont été tuées, plusieurs maisons incendiées et de nombreux biens pillés.

Selon Jean Somoza Célestin, responsable de la communication de l’Organisation de la société civile de Gressier, les violences ont été commises par des membres du gang « 103 Zombies », renforcés par des individus venus de Carrefour.
Les assaillants ont tué trois personnes avant de brûler leurs dépouilles, puis ils ont profité de la situation pour piller plusieurs maisons dans la zone.
Jean Somoza Célestin a une nouvelle fois appelé les autorités à renforcer le dispositif sécuritaire à Gressier. Il réclame notamment un appui aérien afin de permettre aux forces de l’ordre d’atteindre certaines zones reculées où les groupes armés continueraient de consolider leurs positions.
Face à l’intensification des violences, plusieurs habitants ont abandonné leurs maisons pour se mettre à l’abri. La situation est particulièrement difficile dans les sections communales éloignées, où la présence policière reste limitée.
Jean Somoza Célestin appelle ainsi le ministre de la Défense et le directeur général de la Police nationale d’Haïti à agir rapidement afin d’éviter, selon lui, une perte de contrôle de certaines zones de la commune.
Il affirme que des membres de « Village-de-Dieu » et de groupes armés de Carrefour sont impliqués dans les attaques visant Gressier.
M Célestin estime que les autorités doivent notamment renforcer les moyens technologiques et opérationnels des forces de sécurité, notamment par l’utilisation de drones et d’un soutien aérien.
Il faut dire que des tirs d’armes à feu ont été entendus alors que les membres du gang « 103 Zombies », renforcés par des hommes venus de Carrefour, tenteraient de progresser vers les localités appelées « La Coline » et « Morne-a-Chandel, un riverain de ces zones.
Sisko Darius critique également le comportement des forces de sécurité, estimant qu’elles disposent pourtant de policiers et de véhicules blindés supplémentaires dans la commune, mais ne parviennent pas à empêcher les groupes armés de gagner du terrain.
Après près de deux années de violences liées aux gangs, les habitants de Gressier font face à une situation humanitaire et sécuritaire de plus en plus préoccupante. Les actes de pillages, d’incendies de maisons, de vols de bétail et de violences contre les populations civiles se multiplient.
Sisko Darius plaide ainsi pour un renforcement du leadership au sein de la Police nationale à Gressier. Il estime qu’une meilleure coordination des forces est indispensable pour empêcher de nouvelles victimes, notamment parmi les femmes, et mettre un terme à la progression des groupes armés.
📲 Rejoignez Le Quotidien 509
Recevez nos dernières nouvelles directement sur votre téléphone via notre chaîne WhatsApp officielle.
🚀 Rejoindre la chaîne WhatsApp
