La Conférence des Pasteurs Haïtiens (COPAH) appelle le gouvernement à réagir sans délai face à la décision des États-Unis de mettre fin au programme de Temporary Protected Status (TPS), une mesure qui pourrait affecter plus de 353 000 ressortissants haïtiens bénéficiant jusqu’ici de cette protection migratoire.

Dans une lettre ouverte adressée au premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, l’organisation protestante met en garde contre les conséquences humanitaires, sociales et économiques qu’entraînerait la fin du TPS.
Selon la COPAH, cette décision ne constitue pas uniquement un défi pour la diaspora haïtienne, mais représente également une menace pour l’ensemble du pays, compte tenu du rôle essentiel que jouent les transferts de fonds des Haïtiens vivant à l’étranger dans l’économie nationale.
L’organisation déplore le silence des autorités haïtiennes sur ce dossier qu’elle juge prioritaire. Elle rappelle que l’État a le devoir de défendre les intérêts de ses citoyens, où qu’ils se trouvent, et estime que le gouvernement aurait déjà dû engager des discussions avec l’administration américaine afin d’obtenir un moratoire humanitaire ou une période de transition susceptible d’éviter des expulsions massives.
Parmi ses principales recommandations, la COPAH propose la création d’une cellule nationale de crise consacrée au dossier du TPS. Cette structure réunirait les principales institutions publiques, des représentants de la diaspora, des organisations religieuses, des acteurs humanitaires ainsi que des partenaires internationaux.
Elle aurait notamment pour mission de coordonner l’accueil des éventuels rapatriés, d’organiser leur prise en charge sociale et médicale et de favoriser leur réinsertion économique et professionnelle.
La Conférence des Pasteurs Haïtiens plaide également pour la mise en place d’un fonds national d’urgence destiné à soutenir les haïtiens affectés par la suppression du TPS. Selon l’organisation, ce mécanisme devrait être financé conjointement par l’État haïtien, le secteur privé, les partenaires internationaux et la diaspora.
Dans sa correspondance, la COPAH exhorte enfin le premier ministre à assumer pleinement ses responsabilités face à cette situation.
Elle estime que des centaines de milliers de compatriotes attendent une réponse claire de leur pays et avertit que la manière dont les autorités géreront cette crise marquera durablement l’histoire.
📲 Rejoignez Le Quotidien 509
Recevez nos dernières nouvelles directement sur votre téléphone via notre chaîne WhatsApp officielle.
🚀 Rejoindre la chaîne WhatsApp


