République dominicaine.– Le gouvernement dominicain a décidé de mettre fin à la protection des immigrants bénéficiant du Plan national de régularisation des étrangers (PNRE) appliqué depuis 2014, a déclaré le Mouvement socioculturel pour le travail humanitaire et environnemental (Mostha).
Le Mostha faisait référence à la résolution 001-2026 de la Direction générale de la migration (DGM), « qui établit les mêmes exigences pour le renouvellement des permis temporaires de travail que celles exigées dans le cadre du PNRE ».
Si ces immigrants, dont 98 % des 250 241 étrangers régularisés étaient de nationalité haïtienne, ont déjà déposé ces documents, pourquoi la DGM les réclame-t-elle à nouveau, comme si l’objectif était de balayer d’un revers de main tout ce processus, s’est interrogée l’organisation.
De même, le Mostha estime inapproprié que les résultats du PNRE soient annulés, alors que, selon les estimations officielles, ce programme a nécessité un investissement de 2,35 milliards de pesos dominicains.
Selon l’organisation, dans une déclaration écrite, les dispositions contenues dans la résolution de la DGM concernent également des résidents vivant sur le territoire dominicain depuis 20, 30 et même plus de 60 ans, « parmi lesquels figurent des travailleurs des plantations sucrières ».
Les documents exigés
Pour valider les permis temporaires de travail, la Migration exige des immigrants une lettre de l’employeur sous la responsabilité duquel l’intéressé serait entré dans le pays.
La résolution de la DGM stipule que « cette lettre devra expliquer les raisons pour lesquelles la prolongation du séjour est sollicitée et contiendra la garantie de son maintien dans le pays durant cette prolongation ainsi que la prise en charge des frais de son rapatriement une fois celle-ci expirée ».
Par ailleurs, sont également exigés :
- une police de garantie de soutien migratoire ;
- un passeport valide avec une durée minimale de validité de 18 mois ;
- la carte de travailleur temporaire.
S’ajoutent également :
- une adresse en République dominicaine ;
- un contrat de travail signé avec l’entreprise ou l’entité pour laquelle le travail temporaire est effectué, dûment enregistré au ministère du Travail ;
- ainsi qu’une attestation prouvant l’inscription du travailleur à la Trésorerie de la sécurité sociale (TSS) dans la liste des employés de la personne physique ou morale contractante.
Avec le média dominicain Fotuto
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