Cité Soleil, le 19 mai 2026. Face à une situation sécuritaire toujours fragile, plusieurs résidents ont choisi de se mobiliser eux-mêmes pour assainir les abords du bâtiment policier déserté depuis plusieurs mois en raison des violences armées. Pour les initiateurs de cette activité, il s’agit avant tout d’un signal adressé aux autorités policières et étatiques afin qu’elles réinvestissent durablement la zone.
Joint par la rédaction du journal Le Quotidien 509, un habitant de Duvivier explique que certains jeunes ayant fui les affrontements commencent peu à peu à regagner le quartier. Toutefois, il affirme que l’absence des forces de l’ordre continue d’alimenter l’inquiétude au sein de la population.
Selon ce résident, la présence permanente de la Police nationale d’Haïti (PNH) demeure indispensable pour restaurer la confiance et encourager les familles déplacées à revenir chez elles. Il souligne également que plusieurs habitants vivent encore dans des conditions précaires après avoir abandonné leurs maisons lors des récentes attaques.
Pendant ce temps, dans la commune de Gressier, des citoyens épaulés par les autorités locales poursuivent des travaux de déblaiement et de nettoyage sur certains axes routiers endommagés par des groupes armés. Malgré ces efforts, de nombreuses familles réfugiées à Léogâne hésitent encore à retourner dans leurs localités d’origine en raison de l’instabilité persistante.
Au cours de la semaine écoulée, plusieurs secteurs de la Plaine du Cul-de-Sac, notamment Martial et Terre-Noire, ont été secoués par une nouvelle vague de violences armées attribuées à des gangs.
Les affrontements ont provoqué la mort de plusieurs dizaines de personnes et forcé des milliers d’habitants à quitter précipitamment leurs domiciles.
Dans des quartiers tels que Duvivier, Martial, Terre-Noire ou encore Route Neuf, les attaques répétées continuent d’accentuer la crise humanitaire. Des familles entières, incluant femmes, enfants et personnes âgées, fuient quotidiennement les violences, tandis que plusieurs résidences ont été incendiées lors des assauts.
La dégradation continue de la situation sécuritaire inquiète également les organisations internationales. La semaine dernière, le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) a qualifié la situation des droits humains dans le pays d’« extrêmement préoccupante », faisant état d’au moins 1 642 morts et 745 blessés entre janvier et mars 2026.
Malgré les différentes opérations menées ces dernières années, la Police nationale d’Haïti éprouve toujours des difficultés à contenir l’expansion des groupes armés opérant dans plusieurs régions du pays.
Ronald André
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