Port-au-Prince, 6 mai 2026 — Le gouvernement haïtien, réuni en Conseil des ministres sous l’autorité du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, a publié un nouvel arrêté fixant les salaires minimums applicables sur l’ensemble du territoire national à compter du 6 mai 2026. Le document a été rendu public dans une édition spéciale de Le Moniteur.
Cette nouvelle grille salariale établit plusieurs catégories de rémunération selon les secteurs d’activités, dans un contexte marqué par la hausse continue du coût de la vie, les revendications syndicales et les difficultés économiques persistantes.
Selon l’arrêté, le salaire minimum le plus élevé est fixé à 1 000 gourdes par journée de huit heures pour les entreprises du Segment A, qui regroupe notamment les banques, compagnies d’assurance, entreprises de télécommunications, supermarchés, institutions scolaires et universitaires privées, agences immobilières, médias privés ainsi que certaines institutions de santé et hôtels haut de gamme.
Le texte prévoit également un salaire minimum de 900 gourdes pour les entreprises du Segment B, incluant les secteurs du bâtiment et des travaux publics (BTP), les quincailleries, le commerce de gros, les industries manufacturières locales, les imprimeries, les services informatiques et les hôtels de catégorie inférieure.
Pour le Segment C, qui concerne entre autres les restaurants, l’agriculture, les ONG, les fondations, la presse communautaire et le commerce de détail, le salaire minimum est désormais fixé à 760 gourdes par journée de travail.
Les employés de maison regroupés dans le Segment E bénéficieront quant à eux d’un salaire minimum de 500 gourdes par jour, soit le niveau le plus bas de la nouvelle classification.
Concernant les industries d’assemblage tournées vers l’exportation, classées dans le Segment F, le gouvernement maintient un salaire minimum de référence de 1 000 gourdes, tandis que le salaire de production est porté à 1 300 gourdes.
Les entreprises de sécurité privée et de distribution de produits pétroliers, regroupées dans le Segment G, devront appliquer un minimum de 925 gourdes, alors que certaines écoles professionnelles privées et institutions de santé privées relevant du Segment H devront verser au moins 900 gourdes par journée de huit heures.
Dans les considérants de l’arrêté, le gouvernement rappelle que « tout employé d’une institution publique ou privée a droit à un juste salaire » et souligne l’obligation légale d’ajuster périodiquement le salaire minimum en fonction des variations du coût de la vie. Le texte indique également que ces décisions ont été prises sur recommandation du Conseil Supérieur des Salaires (CSS).
Cette publication intervient dans un climat social sensible où plusieurs organisations syndicales réclamaient une augmentation substantielle des revenus des travailleurs face à l’inflation, à la dépréciation de la gourde et à la détérioration des conditions de vie dans le pays.
L’arrêté, signé notamment par Alix Didier Fils-Aimé et plusieurs ministres du gouvernement, abroge toutes les dispositions antérieures contraires et entre officiellement en vigueur dès sa publication.
La rédaction
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