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Cap-Haïtien : où sont les résultats des millions injectés par la BID, la Banque mondiale et l’Union européenne dans le Nord ?

Depuis près de vingt ans, le Nord d’Haïti – notamment Cap-Haïtien – concentre une part importante des financements internationaux. Entre projets de la Banque mondiale, de la Banque interaméricaine de développement et de l’Union européenne, plusieurs centaines de millions de dollars ont été mobilisés. Pourtant, les constats de terrain, corroborés par des rapports officiels et des enquêtes du Quotidien 509, révèlent une réalité plus sombre : celle d’un développement sans continuité ni gouvernance solide.

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mai 4, 2026
in A la une, Actualités, Enquête, Le monde des affaires
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Collage showing a flooded Haitian street with overlaid aid logos (Le Quotidien 509, BID, World Bank, EU, DINAPA) and a blue bottom banner.

Au fil des années, le Nord d’Haïti s’est imposé comme un laboratoire du développement international. Déjà dans les années 2000, les premiers programmes liés à l’eau et à l’assainissement, soutenus par les bailleurs, posaient les bases d’un système fortement dépendant de l’aide extérieure et fragilisé par de faibles capacités institutionnelles.

L’histoire de cette dépendance remonte bien avant le séisme de 2010. Dans le document de référence intitulé “Eau potable et assainissement en Haïti”, consultable via , il est déjà établi que le secteur repose largement sur des financements extérieurs, avec des institutions nationales fragiles et une gouvernance limitée. Ce diagnostic ancien éclaire les difficultés actuelles.

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Après 2010, le Nord est repositionné comme un axe stratégique de développement. Les analyses historiques sur montrent comment la ville s’est progressivement imposée comme un pôle alternatif à Port-au-Prince. Des projets touristiques autour de la Citadelle et du Palais Sans-Souci, ainsi que la création du campus universitaire de Limonade, traduisent cette ambition.

En septembre 2018, la Banque interaméricaine de développement déploie plusieurs programmes majeurs. Le document “La BID investira 33,5 millions USD pour améliorer la gestion des déchets solides en Haïti”, cible directement le Nord.

« Plus de 23000 foyers du département du nord auront de meilleures conditions environnementales et sanitaires grâce à un programme de gestion et d’élimination définitive des déchets solides »

Le Nord d’Haïti est « saturé » de projets mais étouffé par les déchets, l’échec est visible à ciel ouvert. ce montant avait injecté pour doter Cap-Haïtien, Quartier Morin et Limonade d’un système moderne de gestion des déchets, avec un centre de traitement à Mouchinette capable de gérer 130 000 tonnes par an. Aujourd’hui, les travaux sont à l’arrêt, les équipements promis restent invisibles et les rues sont envahies d’ordures. Face à ce fiasco, l’organisation Écovert-Haïti avait exigée en 2022 des comptes : où sont passés les fonds et pourquoi un projet aussi stratégique a-t-il échoué à transformer la situation ?

Mis en vigueur le 10 décembre 2019 pour une durée de cinq ans, le projet énergétique de 38 millions de dollars américains, financé par la BID et l’USAID et exécuté par l’UTE, vise à soutenir le fonctionnement du Parc Industriel de Caracol à travers l’installation de centrales solaires photovoltaïques de 8 MWc et 4 MWc, accompagnées d’un système de stockage par batteries pour stabiliser l’approvisionnement et réduire les coûts de l’électricité. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre plus large du programme « Amélioration de l’accès à l’électricité en Haïti » (AMACEH), cofinancé par les mêmes partenaires à travers les accords de don No. 4900/GR-HA et No. GRT/CF-17708-HA, qui vise à élargir l’accès à l’électricité au niveau national tout en renforçant les capacités de régulation du secteur, notamment celles de l’ANARSE.

L’année 2020 marque un tournant avec l’approbation par la Banque mondiale du projet “Cap-Haïtien Urban Development Project”, doté de 56 millions de dollars. Le communiqué officiel, promet une amélioration des infrastructures, du drainage et de la résilience urbaine.

« Le Cap-Haïtien, le deuxième plus grand centre commercial du pays, a le potentiel de devenir un centre de croissance dans le nord, mais fait face à des défis importants qui limitent son développement et réduisent la qualité de vie de ses citoyens », a déclaré Anabela Abreu, directrice nationale de la Banque mondiale pour Haïti. « La Banque mondiale travaille avec le gouvernement haïtien et d’autres partenaires au développement pour faire du Cap-Haïtien un meilleur endroit pour vivre, visiter et faire des affaires. »

Entre janvier 2022 et novembre 2025, un financement de 9 912 100 $ CAD, mobilisé avec l’appui de la Banque mondiale à travers le gouvernement haïtien, a permis de soutenir le projet CHUD au Cap-Haïtien, visant à améliorer les infrastructures urbaines et les espaces publics au bénéfice de près de 249 000 personnes. Mis en œuvre avec l’appui du CECI, ce projet s’est articulé autour de plusieurs axes stratégiques, notamment la mobilisation des parties prenantes locales (Mairie, organisations de la société civile et directions départementales ministérielles), la mise en place d’un système d’adressage municipal, la réalisation d’investissements à gains rapides comme l’aménagement d’espaces récréatifs et la réhabilitation de marchés publics, ainsi que la conduite d’études structurantes pour des projets majeurs tels que la réhabilitation de 5 km de routes en béton, la construction d’un quai et la réhabilitation d’une plage.

Selon les informations disponibles sur le CECI, au total, plus de 8,6 millions de dollars CAD ont été investis dans les infrastructures.

Entre juillet 2025 et mai 2026, le ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPTC), avec un financement de la Banque mondiale, met en œuvre le projet de transport et de connectivité urbaine (RUTAP) en Haïti, à travers des contrats de travaux en génie civil d’une valeur de 2,7 millions de dollars américains pour le lot 1 et 1,56 million pour le lot 2. Lancé officiellement le 29 janvier 2026, ce programme cible notamment des axes stratégiques au Cap-Haïtien, dont le corridor Blue Hills – Fort Saint-Michel et la rue La Paix, avec pour objectif principal la réhabilitation routière et l’amélioration de l’accessibilité urbaine.

Le projet Tourisme et Patrimoine (PAST), financé à hauteur de 21 millions de dollars américains dans le cadre de l’accord de don H-944HT de la Banque mondiale, est mis en œuvre depuis 2014 dans le département du Nord d’Haïti. Exécuté par l’Unité Technique d’Exécution (UTE) du Ministère de l’Economie et des Finances, en collaboration avec l’ISPAN, il couvre notamment les zones du Cap-Haïtien, de Milot et de Dondon.

Selon l’Unité Technique du Ministère des Finances, les travaux ont été effectués particulièrement au Centre Historique du Cap-Haïtien et au Parc National Historique. Dans les communes visées, Milot et Dondon, les infrastructures et services ont été renforcés

Le projet vise la valorisation du patrimoine culturel, en particulier au niveau du Centre historique du Cap-Haïtien et du Parc National Historique, incluant la Citadelle et le Palais Sans-Souci.

D’autres initiatives, comme le “Projet de préservation du patrimoine et appui au secteur touristique”, viennent compléter cet ensemble.

L’Union européenne, de son côté, soutient des programmes de sécurité et de gouvernance, notamment à travers sa “Contribution au fonds de soutien pour la PNH” et d’autres initiatives.  D’une part, un programme de 3 millions d’euros, déployé en mars 2024, cible également la sécurité au Cap-Haïtien, avec des actions au port et à l’aéroport pour renforcer la PNH, lutter contre le trafic d’armes et améliorer le contrôle frontalier.

Ce financement permettra d’intervenir spécifiquement sur neuf points frontaliers essentiels : deux aéroports (Port-au-Prince et Cap Haïtien), trois ports (APN, Lafiteau et Cap-Haïtien), et quatre postes frontaliers (Ouanaminthe, Belladère, Malpasse et Anse-à-Pitre)

D’autre part, le 25 novembre 2025, l’UE a lancé à Fort-Liberté deux programmes totalisant 59 millions d’euros dans le cadre du DTINE, visant à appuyer les communes des arrondissements de Fort-Liberté et d’Ouanaminthe en matière de gouvernance territoriale et d’éducation, en partenariat avec l’État haïtien et le Bureau de l’Ordonnateur National.

Sur le papier, ces projets dessinent une stratégie ambitieuse. Sur le terrain, les enquêtes du Quotidien 509 montrent une réalité beaucoup plus fragmentée. Plusieurs chantiers liés à l’eau potable ont été abandonnés pendant longtemps et certains sont aujourd’hui à l’arrêt total dans le Grand Nord. Travaux de forage interrompus, conduites non achevées, routes ouvertes puis abandonnées : les signes d’un blocage sont visibles.

Selon des informations recoupées, ces arrêts seraient liés à des dysfonctionnements au sein de la DINEPA, incapable de fournir certains rapports financiers exigés par les bailleurs. Cette situation aurait entraîné le gel de financements, notamment du côté de la BID.

Dans plusieurs quartiers du Cap-Haïtien, comme Fort Saint-Michel, la rue Christophe ou Conassa, les conséquences sont immédiates. L’accès à l’eau devient irrégulier, voire inexistant. Les habitants se tournent vers des solutions alternatives coûteuses, avec un prix du seau d’eau pouvant atteindre 25 gourdes. Les routes, éventrées par des travaux non achevés, se transforment en zones de poussière ou de boue.

En mai 2025, le président de la BID, Ilan Goldfajn, a annoncé au Cap-Haïtien une hausse du financement pour la rénovation de l’Hôpital universitaire Justinien, porté de 85 à 100 millions de dollars, ainsi qu’un programme révisé de 125 millions dédié à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène. Cette visite s’inscrit dans un plan plus large de relance du Grand Nord, avec plus de 670 millions de dollars annoncés sur cinq ans, dont 243 millions pour 2025–2026, dans un contexte où plusieurs projets en cours restent encore inachevés.

Au fil de cette enquête, une constante apparaît. L’urbanisation incontrôlée du Cap-Haïtien, alimentée par les déplacements internes, exerce une pression croissante sur des infrastructures déjà fragiles. Les institutions locales peinent à suivre. Les bailleurs interviennent sans coordination suffisante. Et surtout, l’absence de maintenance transforme les investissements en solutions temporaires. Les autorités locales n’ont pas toujours la compétence technique adéquate pour négocier avec les bailleurs.

Mais au-delà des infrastructures visibles, la crise prend une dimension plus profonde, souvent ignorée dans les discours officiels. L’absence d’un système fonctionnel d’assainissement expose aujourd’hui la population à une cohabitation directe avec les eaux usées. Dans plusieurs zones, les fosses septiques débordent ou sont inexistantes. La gestion des matières fécales, rarement abordée publiquement, devient un enjeu sanitaire majeur.

Les conséquences sont directes : prolifération de maladies, infections cutanées et digestives, risques épidémiques accrus. Cette insalubrité permanente agit comme un poison lent, affectant les conditions de vie et la santé des habitants. Elle participe à une dégradation invisible mais réelle des cellules organiques des citoyens, exposés quotidiennement à un environnement contaminé.

À cette crise sanitaire s’ajoute une crise énergétique tout aussi grave. Une grande partie du Cap-Haïtien reste plongée dans l’obscurité, faute d’un réseau électrique stable et fonctionnel. L’absence d’éclairage public renforce l’insécurité et limite toute activité économique durable.

Et pourtant, dans ce contexte de fragilité extrême, le Cap-Haïtien est aujourd’hui mis en avant comme une nouvelle destination stratégique, un pôle d’accueil potentiel pour les investissements et les flux internationaux. Cette projection contraste fortement avec la réalité vécue par la population.

C’est là que réside tout le paradoxe. Le Nord d’Haïti n’est pas seulement confronté à une crise d’infrastructures. Il est au cœur d’une contradiction majeure : celle d’un territoire présenté comme vitrine du développement, mais où les conditions de vie témoignent d’un effondrement silencieux des services essentiels.

Sans réforme profonde de la gouvernance, sans coordination réelle entre bailleurs et sans renforcement des institutions comme la DINEPA, les investissements risquent de continuer à produire des résultats limités.

Dans le Nord d’Haïti, les millions continuent d’affluer. Mais pour la population, la crise, elle, reste quotidienne.

Brigitte Benshow

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Tags: BIDCap haiti

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