C’est dans un message sur les réseaux sociaux que le directeur général ai de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Jonas Vladimir Paraison, a annoncé que les forces de l’ordre ont repris le contrôle de plusieurs espaces et bâtiments occupés, jadis, par les bandits. Une affirmation que de nombreux citoyens disent prendre avec des pincettes.
Parmi les sites concernés figurent l’ancien local de la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA), la Faculté des Sciences Humaines (FASCH) ainsi que l’IERAH.
Pour l’instant, ces espaces sont sécurisés par les Forces armées d’Haïti (FADH), en appui aux opérations policières, informe le numéro un de la police.
Toutefois, la situation demeure fragile. Le responsable académique de la FASCH, le professeur Roosevelt Millard, indique que les conditions ne sont pas encore réunies pour permettre aux autorités universitaires de se rendre sur les lieux.
Il précise qu’au moment de l’intervention policière, les membres de la coalition de gangs « Viv Ansanm » avaient déjà quitté la zone, emportant avec eux la quasi-totalité des matériels et équipements de l’institution.
Le professeur Millard souligne également que des tirs sporadiques sont encore signalés dans les environs de l’avenue Christophe, ce qui empêche, pour l’instant, toute évaluation formelle des dégâts.
Lors d’un micro-trottoir réalisé notamment à Carrefour Tifou et au Champ de Mars, plusieurs citoyens ont salué les efforts conjoints de la police et de l’armée.
Ils estiment toutefois que de nombreux efforts restent à consentir pour récupérer durablement les zones autrefois contrôlées par les gangs, afin de permettre une reprise normale des activités économiques et de la circulation.
Certains habitants déplorent également l’absence de résultats concrets, soulignant que la circulation automobile reste paralysée et que les petits commerçants ne peuvent toujours pas reprendre leurs activités comme auparavant.
D’autres voix critiquent la gestion interne de la police, évoquant notamment le transfert de l’ancien directeur départemental de l’Ouest 1, Jacques Adler, qui aurait, selon eux, fragilisé la dynamique des opérations menées ces derniers mois.
Il y en a qui affirment douter que la récente visite du directeur général de la PNH dans le centre-ville ne soit qu’ une opération médiatique, dans un contexte de rumeurs autour de son éventuelle révocation.
Dodeley Orélus
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