L’Association des Étudiants Haïtiens de la Universidad Autónoma de Santo Domingo (AEH-UASD) alerte sur les difficultés rencontrées par les diplômés haïtiens en médecine formés en République dominicaine pour accéder au service social obligatoire.
La rédaction de Le Quotidien 509 a reçu copie d’une correspondance officielle datée du 24 Mars 2026 adressée au ministre de la Santé publique et de la Population, le Dr Bertrand Sinal, et signée par le président de l’association, Marckendly Saint Juste. Dans cette lettre, les étudiants exposent une série d’obstacles administratifs et structurels freinant leur insertion professionnelle.
Un changement de règles en République dominicaine
Selon le document transmis, les diplômés haïtiens pouvaient auparavant effectuer leur service social en République dominicaine sous statut étudiant. Cette disposition n’est plus en vigueur.
Désormais, l’accès au service social dans ce pays est conditionné par l’obtention d’un statut de résident, une procédure décrite comme longue et difficilement accessible pour de nombreux étudiants étrangers.
Un accès incertain au service social en Haïti
Pour les diplômés qui choisissent de retourner en Haïti, l’accès au service social reste également complexe. La lettre souligne que les candidats formés à l’étranger doivent obligatoirement réussir un examen d’aptitude.
Or, selon l’AEH-UASD, cet examen n’est pas organisé de manière régulière. Les délais d’attente peuvent varier de six mois à une année, ce qui entraîne une période d’inactivité pour les jeunes diplômés.
Le document évoque également des difficultés liées à la barrière linguistique, ainsi que des contraintes dans l’accès aux postes après la réussite de l’examen.
Un nombre limité de postes disponibles
Toujours selon la correspondance, la majorité des postes de service social est attribuée aux diplômés issus des universités nationales, réduisant les opportunités pour les médecins formés à l’étranger.
Les postes disponibles pour ces derniers sont souvent situés dans des zones éloignées, avec des conditions de travail et de sécurité jugées difficiles.
Une demande de dialogue avec les autorités
Dans leur lettre, les responsables de l’association sollicitent l’intervention du ministère de la Santé afin d’engager un dialogue institutionnel.
Ils proposent l’organisation d’une réunion de travail, en présentiel ou à distance, pour présenter de manière détaillée les difficultés rencontrées et explorer des pistes de solutions.
Parmi les recommandations formulées figurent : une meilleure coordination entre les autorités haïtiennes et dominicaines, une planification plus régulière de l’examen d’aptitude, et une gestion plus prévisible de l’attribution des postes de service social.
Des enjeux pour le système de santé
La situation décrite par l’AEH-UASD intervient dans un contexte où le système de santé haïtien fait face à un déficit de personnel médical.
Dans leur correspondance, les étudiants estiment que les obstacles actuels contribuent à retarder l’intégration de jeunes professionnels formés, susceptibles de renforcer les capacités du système de santé national.
Face à cette impasse, l’association, basée à la Cité universitaire de la UASD à Santo Domingo (contact : +1 829 802 1550 / aehuasdofficial@gmail.com), appelle à une intervention urgente du ministère.
La rédaction
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