Port-au-Prince, 1er avril 2026. Selon des sources officielles, une première équipe avancée de militaires tchadiens a également atterri à Port-au-Prince. Il s’agit du premier contingent de la GSF élargie à être déployé sur le territoire, dans le cadre d’un processus progressif prévu sur plusieurs mois.
Une mission centrée sur la lutte contre les groupes armés
La GSF a pour objectif principal de mener des opérations ciblées, fondées sur le renseignement, contre les groupes armés actifs dans plusieurs zones du pays. Elle devra également sécuriser les infrastructures critiques et les principaux axes routiers, tout en contribuant à la protection des populations civiles.
Les responsables de la mission soulignent que les interventions devront être conduites dans le strict respect des droits humains et de l’État de droit, dans un contexte marqué par des préoccupations récurrentes liées aux abus.
Une coordination avec les institutions nationales et internationales
La force opérera en coordination avec les institutions haïtiennes, notamment la Police nationale d’Haïti (PNH) et les Forces armées d’Haïti (FAD’H). Elle collaborera également avec plusieurs partenaires internationaux, dont le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), l’équipe pays des Nations Unies, le Bureau de soutien des Nations Unies en Haïti (UNSOH) ainsi que l’Organisation des États américains (OEA).
Cette coordination vise à renforcer l’efficacité des actions en matière de sécurité et de stabilisation.
Un déploiement progressif jusqu’en octobre 2026
D’après le calendrier communiqué, environ 5 500 agents en uniforme devraient être déployés entre avril et octobre 2026. Ces effectifs proviendront de plusieurs régions, notamment d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et des Caraïbes.
Ce déploiement intervient dans un contexte de crise sécuritaire persistante en Haïti, où des groupes armés exercent une influence significative dans plusieurs quartiers, perturbant la circulation, l’activité économique et l’accès aux services essentiels.
Un enjeu majeur, mais des doutes persistants
Pour les autorités haïtiennes, l’arrivée de la GSF représente un levier important pour rétablir la sécurité et favoriser une stabilisation durable du pays.
Cependant, certains observateurs expriment des réserves quant à l’efficacité de cette initiative. Ils évoquent notamment les résultats jugés limités de précédentes interventions internationales, en particulier la mission multinationale dirigée par le Kenya, dont l’impact reste, selon eux, peu perceptible sur le terrain.
Ronald André
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