Port-au-Prince, 18 mars 2026. Cette rencontre de haut niveau a réuni la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR) ainsi que plusieurs partenaires internationaux, dans un contexte marqué par l’intensification des interventions des forces de sécurité dans des zones sous contrôle de groupes armés.
Selon les autorités, l’objectif est de consolider les opérations en cours par une stratégie complémentaire articulée autour de deux axes : la répression des activités criminelles et la mise en place de dispositifs de réinsertion ciblés. Le chef du gouvernement a notamment insisté sur la nécessité de lutter contre le recrutement de jeunes par des réseaux criminels, qu’il considère comme une menace majeure pour l’ordre public et l’avenir du pays.
Parallèlement, l’exécutif entend proposer des alternatives à ces jeunes, en particulier aux mineurs, aux adolescentes et aux femmes vulnérables. Des programmes de réinsertion, incluant formation et accompagnement socio-économique, sont envisagés dans le cadre d’un dispositif encadré et soumis à une évaluation rigoureuse.
Le Premier ministre, également président du Conseil supérieur de la Police nationale, a tenu à préciser que cette politique ne constitue pas un assouplissement face à la criminalité. Il a réaffirmé que les autorités judiciaires restent mobilisées pour poursuivre et sanctionner les auteurs d’actes criminels.
Dans cette optique, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Patrick Pélissier, a été instruit de renforcer l’action judiciaire, notamment à travers le déploiement de pôles judiciaires sur le territoire.
Le gouvernement prévoit également la mise en place d’un mécanisme de coordination stratégique avec ses partenaires internationaux afin d’assurer un suivi plus rigoureux des actions engagées. La présidente de la CNDDR, Guerda Prévilon, est chargée de piloter ce dispositif, qui inclut la création d’infrastructures d’accueil sécurisées et de programmes de réinsertion.
Plusieurs organisations internationales, dont Organisation internationale pour les migrations, UNICEF, l’Union européenne et le Programme des Nations Unies pour le développement, ont pris part aux discussions. Elles ont exprimé leur volonté d’accompagner les autorités haïtiennes dans le respect des priorités nationales.
À travers cette démarche, le gouvernement affirme sa volonté de rétablir l’ordre public, de renforcer l’autorité de l’État et de promouvoir une approche durable de la sécurité, combinant fermeté judiciaire et initiatives de réintégration sociale.
Ronald André
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