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Procès sur l’Assassinat de Jovenel Moïse : le médecin légiste ne sait pas où était le corps du président d’Haïti pendant trois jours

Au procès fédéral de l’assassinat du président Jovenel Moïse devant la justice américaine à Miami, un témoignage a semé le trouble. Interrogé sur l’autopsie, le médecin légiste Jean Armel Demorcy a reconnu ne pas savoir où se trouvait le corps du chef de l’État entre le 7 et le 10 juillet 2021. Une révélation qui ravive les interrogations sur les premières heures de l’enquête et les nombreuses zones d’ombre entourant l’un des assassinats politiques les plus marquants de l’histoire récente d’Haïti.

Lequotidien509 by Lequotidien509
mars 16, 2026
in A la une, Analyse, Enquête
Reading Time: 7 mins read
Procès sur l’Assassinat de Jovenel Moïse : le médecin légiste ne sait pas où était le corps du président d’Haïti pendant trois jours

Le 16 mars 2026. Le procès fédéral en Floride autour de l’assassinat du président d’Haïti Jovenel Moïse continue de révéler des éléments troublants qui ravivent les interrogations sur les circonstances exactes du crime commis dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021.

La procédure judiciaire se déroule devant la justice fédérale américaine à Miami, sous la supervision de la juge fédérale Jacqueline Becerra.

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Le Dr Steven P. Kalandiak, chirurgien orthopédiste à l’hôpital Jackson Memorial Hospital, qui a opéré Martine Moïse après son transfert le 7 juillet 2021, a témoigné devant un tribunal à Miami. Fort de plus de 20 ans de pratique et près de 10 000 opérations, il a affirmé que c’était la première fois qu’il découvrait des morceaux de bois mêlés à des fragments de balles dans le corps d’une victime par balle.

Les témoignages entendus le 12 mars dernier à Miami, ainsi que les informations relayées par Alerte Haïti de l’ancien secrétaire d’État à la Sécurité publique Réginald Delva, mettent en lumière plusieurs incohérences dans la chronologie officielle de l’enquête.

Une réponse qui a stupéfié la cour

Le médecin légiste haïtien Jean Armel Demorcy a comparu devant le tribunal fédéral de Miami pour témoigner sur l’autopsie du président. Lors du contre-interrogatoire, la défense lui a posé une série de questions simples :

Quand le président a-t-il été tué ?
— 7 juillet 2021.

Quand avez-vous pratiqué l’autopsie ?
— 10 juillet 2021.

Quand avez-vous reçu la demande d’autopsie du commissaire du gouvernement Bedford Claude ?
— 10 juillet 2021.

Puis est venue la question qui a laissé la salle d’audience sous le choc :

Où se trouvait le corps du président pendant ces trois jours ?

La réponse du médecin légiste :

« Je ne sais pas. »

Cette déclaration, relayée notamment par Alerte Haïti sur le réseau social X (Twitter), a immédiatement relancé les interrogations sur la chaîne de conservation du corps, une procédure pourtant essentielle dans toute enquête criminelle. Or, Port-au-Prince ne dispose que d’un nombre limité de morgues, ce qui rend la question du lieu exact de conservation du corps d’autant plus importante.

Des photos d’autopsie mises en circulation

Dans les jours qui ont suivi l’assassinat, des photographies attribuées à l’autopsie du président ont circulé sur les réseaux sociaux et dans certains cercles médiatiques. Ces images extrêmement sensibles auraient été prises lors de l’examen médico-légal.  Pourtant, aucune communication officielle des autorités haïtiennes n’a véritablement dénoncé la diffusion de ces images, même aujourd’hui, près de cinq ans plus tard.

Ces photos se retrouvaient dans les téléphones de nombreux citoyens, suscitant un profond sentiment de révolte, y compris parmi des opposants politiques du régime.

Le procès-verbal du juge de paix consulté par notre rédaction

Selon une copie du procès-verbal de constat du juge de paix consultée par la rédaction du Quotidien 509, le magistrat dépêché à la résidence présidentielle le matin du 7 juillet 2021 décrit une scène d’une extrême violence.

Le document indique entre autres que le président :

  • présentait au moins douze impacts de balles,
  • a été retrouvé allongé sur le dos,
  • portait un pantalon bleu et une chemise blanche ensanglantée,

que la chambre et le bureau présidentiels étaient saccagés.

Le document officiel indique que le constat a été dressé le mercredi 7 juillet 2021 à 10 heures 37 minutes du matin par le juge de paix suppléant de la commune de Pétion-Ville, Carl Henry Destin, officier de police judiciaire et auxiliaire du commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince. Le magistrat était assisté de Me. Waky Philostène, greffier, lors de la rédaction du procès-verbal.

Ce document constitue l’une des premières pièces judiciaires du dossier et décrit l’état de la résidence présidentielle après l’attaque.

Le témoignage de la fille du président dans le constat du Juge de Paix

La fille du président, Jomarlie Moïse, a également fait une déclaration au juge de paix le jour même des faits.

Dans le procès-verbal, elle explique :

« Monsieur le magistrat, vers 1 heure du matin, nous avons entendu de nombreux bruits. Avec mon petit frère, nous nous sommes réfugiés dans la salle de bain de sa chambre. Lorsque le bruit a cessé, je suis sorti et j’ai vu ma mère blessée, assise en haut de l’escalier, avec du sang au bras droit. Elle portait un t-shirt bleu et une jupe à fleurs. Je suis ensuite revenu prendre des vêtements pour elle. Peu après, des policiers sont arrivés, l’ont placée dans une voiture et je suis monté avec elle. Je suis ensuite revenu ici pour prendre des vêtements. »

Qui a donc transporté le corps ?

La déclaration du médecin légiste à Miami soulève une autre interrogation.  Qui a transporté la dépouille présidentielle vers lui, sans qu’il ne sache où le cadavre était conservé ?

Dans une procédure normale :

  • la scène du crime est sécurisée,
  • le corps est transféré vers une morgue officielle,
  • puis l’autopsie est ordonnée par l’autorité judiciaire.

Dans ce dossier, la chronologie publique reste incomplète. Aucun document officiel n’a apparemment pas détaillé :

  • l’endroit où le corps a été conservé (certains citent Pax Villa)
  • ni l’identité des responsables du transfert vers l’équipe médico-légale dirigée par Jean Armel Demorcy.

L’heure réelle de la mort

Une autre question cruciale concerne l’heure exacte du décès. Plusieurs témoignages indiquent que le président aurait appelé à l’aide aux environs de 1 heure du matin, alors que des coups de feu retentissaient autour de sa résidence à Pèlerin 5, Pétion‑Ville.

Le rapport d’autopsie devrait normalement permettre d’estimer l’heure de la mort avec plus de précision, un élément essentiel pour reconstituer la chronologie de l’attaque.

20 millions de gourdes pour le renseignement

Lors de son témoignage au procès, l’ancienne première dame Martine Moïse a également fait une révélation sur le fonctionnement du renseignement présidentiel.

Selon elle, le Palais national allouait chaque mois :

  • 20 millions de gourdes,
  • soit environ 150 000 dollars,

pour financer des opérations de renseignement et des informateurs.

D’après son témoignage, cet argent était remis en espèces à la résidence présidentielle, placé dans des enveloppes au début de chaque mois avant d’être distribué.

Pour juillet 2021, la totalité de la somme aurait déjà été distribuée avant l’assassinat.

« La question que je me pose aujourd’hui est : à quoi servait tout cet argent s’il n’a pas permis d’obtenir les renseignements nécessaires pour sauver mon mari », a-t-elle déclaré.

Une menace évoquée devant la cour

L’ancienne première dame a également affirmé qu’un homme d’affaires influent aurait un jour menacé le président lors d’une dispute téléphonique liée à un contrat jamais exécuté malgré des millions de dollars déjà versés.

Selon elle, l’homme aurait déclaré en français :

« Ma vengeance sera froide. »

Une enquête toujours entourée de zones d’ombre

Près de cinq ans après l’assassinat du président Jovenel Moïse, plusieurs questions fondamentales demeurent :

  • où se trouvait le corps entre le 7 et le 10 juillet 2021 ?
  • qui a organisé son transport vers le médecin légiste ?
  • pourquoi l’autopsie n’a-t-elle été demandée que trois jours après les faits ?
  • quelle est l’heure exacte de la mort du président ?

D’autres interrogations persistent également :

  • qui a réellement planifié l’opération ?
  • qui contrôlait la sécurité présidentielle cette nuit-là ?
  • qui avait accès aux images médico-légales ?
  • Pourquoi Jovenel Moïse et Martine Moïse n’étaient-ils pas en tenue de nuit vers 1 heure du matin ?

Le procès en Floride pourrait apporter certaines réponses. Mais il révèle aussi les nombreuses zones d’ombre qui entourent encore l’un des assassinats politiques les plus marquants de l’histoire récente d’Haïti.

Brigitte Benshow et l’équipe de la Rédaction

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Tags: Jacqueline BecerraJean Armel DemorcyJomarlie Moisejovenel moisemartine moise
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