Port-au-Prince, le 18 février 2026. Selon une note interne consultée par la rédaction, les policiers portant des dreadlocks, une barbe ou une cagoule ne seront plus autorisés à revêtir l’uniforme tant qu’ils ne se seront pas conformés aux nouvelles exigences. Les policières ayant les cheveux longs ou teints sont également concernées par ces restrictions.
Le document précise en outre que tout agent se présentant à son poste sans uniforme sera considéré comme absent. Trois absences consécutives pourront être assimilées à un abandon de poste, conformément aux règlements administratifs en vigueur. Par ailleurs, les policières affectées aux secrétariats devront désormais exercer leurs fonctions exclusivement en tenue réglementaire.
Les nouvelles directives imposent également que tous les policiers présents dans les bases restent tête découverte, sans chapeau, képi, foulard ni cagoule, afin de faciliter les contrôles et les procédures d’identification interne.
Ces décisions interviennent dans un contexte sécuritaire tendu dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, où plusieurs cas d’enlèvements ont été signalés ces dernières semaines. Des individus cagoulés, vêtus d’uniformes assimilés à ceux de la police, auraient été impliqués dans certains incidents. Lors d’opérations menées contre des groupes armés, des uniformes spécialisés ont également été découverts dans des fiefs criminels, suscitant des préoccupations quant aux risques d’usurpation d’identité.
Des mesures comparables avaient déjà été mises en œuvre au sein de l’Unité départementale de maintien de l’ordre (UDMO) la semaine précédente. Le syndicat SPNH-17 avait exprimé des réserves, estimant que ces décisions pourraient exposer davantage les agents dans un contexte d’insécurité persistante.
Ronald André
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