Port-au-Prince, 10 février 2026. Cette nouvelle évaluation intervient alors que le Conseil présidentiel de transition (CPT) est à la tête du pays, une période régulièrement critiquée par les observateurs pour des pratiques perçues comme clientélistes ou corruptives.
Malgré les engagements proclamés en faveur de la transparence, les données internationales indiquent une stagnation préoccupante. L’ULCC assure avoir renforcé ses enquêtes et ses poursuites, mais ces initiatives n’ont pas encore produit d’effet visible sur le plan national, où l’impunité et la fragilité des institutions de contrôle continuent de freiner la gouvernance.
Le dossier de la Banque nationale de crédit (BNC) illustre cette réalité : trois conseillers du CPT ont été inculpés pour corruption par la justice, un scandale qui a marqué l’opinion publique et ravivé les interrogations sur la capacité des autorités à rompre avec les anciennes pratiques.
Transparency International souligne que seule une combinaison de réformes structurelles, de poursuites effectives et d’un engagement politique clair pourra inverser la tendance. Pour Haïti, le faible score de 16 sur 100 souligne que les annonces et déclarations ne suffisent pas : les résultats concrets restent le véritable indicateur d’une lutte efficace contre la corruption.
Le classement 2026, loin d’être une surprise, se présente comme un signal d’alerte : sans mesures concrètes et déterminées au sommet de l’État, le pays risque de rester coincé dans un cycle durable de mauvaise gouvernance.
Ronald André
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