Port-au-Prince, 9 février 2026. L’affaire remonte au 25 septembre 2025, lorsque Moïse Joseph avait été appréhendé à Ouanaminthe dans le cadre d’une enquête liée à l’assassinat d’Albert Joseph, abattu la veille par des individus circulant à moto. Au moment de son arrestation, les autorités avaient fait état de la découverte de trois armes à feu sans autorisation légale, ainsi que d’un badge laissant supposer une affiliation à la Brigade de Sécurité des Aires Protégées (BSAP).
Ancien président du comité de gestion du canal de Ouanaminthe, le pasteur avait été placé en détention préventive alors que l’enquête suivait son cours. Une situation que ses proches et sa communauté religieuse ont vivement contestée, dénonçant ce qu’ils considéraient comme une détention abusive et une violation de ses droits fondamentaux, dans un contexte judiciaire marqué par des délais jugés excessifs.
Le dossier avait également retenu l’attention de l’Office de la Protection du Citoyen, qui s’était engagé à suivre l’évolution de la procédure, en plaidant pour le respect des garanties légales et des principes de l’État de droit.
Pour Me Jean Renel Sénatus, la libération de son client représente une avancée significative, même si le processus judiciaire n’est pas encore totalement clos.
À sa sortie, Moïse Joseph devait retrouver les siens dans une atmosphère empreinte d’émotion et de soulagement. Au-delà de ce cas particulier, cette affaire ravive les interrogations récurrentes sur les conditions de détention préventive et la lenteur des procédures judiciaires en Haïti, des préoccupations régulièrement soulevées par les organisations de défense des droits humains.
Ronald André
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