Port-au-Prince, 6 février 2026 – À moins de vingt-quatre heures de la fin officielle du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), les autorités ont opté pour une démonstration de force sécuritaire inhabituelle dans plusieurs zones stratégiques de la capitale.
Dès l’aube, la Police nationale d’Haïti (PNH) a bouclé toutes les voies menant à la Villa d’Accueil et à la Primature. Véhicules immobilisés, passants refoulés, engins blindés positionnés en travers des accès : tout indique une volonté de verrouiller l’espace, comme si la transition devait se terminer sous haute surveillance.
À l’angle de la Primature et de la Villa d’Accueil, des chars sont disposés de manière à empêcher toute circulation, transformant temporairement le secteur en zone quasi militaire. Plusieurs points de contrôle filtrent strictement les déplacements, sans qu’aucune explication officielle n’ait été fournie jusqu’à présent.
Ce déploiement spectaculaire, décidé dans l’urgence, laisse transparaître un climat de nervosité au sommet de l’État. À défaut de discours rassurant, ce sont les blindés qui parlent. Et à défaut de communication claire, c’est le silence qui alimente les interrogations.
En l’absence de toute justification officielle, cette démonstration de force apparaît surtout comme le symptôme d’un pouvoir sur la défensive, inquiet de la rue, méfiant de l’opinion publique, et visiblement peu serein à l’approche du 7 février.
La rédaction
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