Selon le journal Le Nouvelliste, tôt ce jeudi 22 janvier 2026, le conseiller présidentiel Smith Augustin a partagé un message via WhatsApp affirmant :
« Quatre autres collègues et moi avons signé en faveur de la révocation du Premier ministre. »
Interrogé sur l’éventuel choix du remplaçant d’Alix Didier Fils-Aimé, Smith Augustin, toujours selon les échanges rapportés par Le Nouvelliste, n’avait pas encore répondu, alors que plusieurs noms circulent pour succéder à l’actuel chef du gouvernement.
Cependant, selon nos sources, Smith Augustin aurait décidé d’apposer sa signature après la publication de la note de mise en garde de l’Ambassade des États-Unis en Haïti et les déclarations publiques du sous-secrétaire d’État Christopher Landau. Une décision qui prend dès lors une portée hautement politique et diplomatique.
Cette évolution accélère la dynamique à quelques jours de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), dans un climat de forte tension institutionnelle.
Dans la nuit du mercredi 21 janvier, Le Nouvelliste rapportait pourtant que Smith Augustin aurait retiré sa signature de la résolution visant à révoquer le Premier ministre, alimentant une séquence de contradictions et d’instabilité décisionnelle.
Désormais, la balle est dans le camp des Presses nationales, seules habilitées à conférer une valeur juridique à une éventuelle révocation. Les cinq conseillers signataires semblent évoluer dans une zone de risque maximal, illustrée par le proverbe haïtien : « nan mal, nan mal nèt ».
Cette initiative apparaît ainsi comme une première confrontation ouverte avec la position américaine, qui considère toute modification de l’architecture gouvernementale en fin de transition comme nulle, déstabilisatrice et favorable aux groupes armés.
La rédaction
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