Deux communiqués de la PNH en disent long sur l’identité des forces engagées dans la lutte contre les gangs armés en Haïti. Celui relatif à l’opération lancée le mercredi 14 janvier dernier dans le fief du leader de la coalition « Viv Ansanm » a permis de confirmer la présence des mercenaires aux côtés des forces locales.
En effet, la Police nationale d’Haïti (PNH) dit avoir lancé cette opération avec l’appui des Forces armées d’Haïti (FAd’H), de la Task Force, de la Force de Suppression des gangs, mais surtout d’un groupe identifié uniquement sous le sigle PMC.
Il s’agirait du « Private military contractor » qu’on est en droit de lier avec les paramilitaires ou mercenaires engagés à coup de millions pour neutraliser les gangs en Haïti.
Mais ce ne sont pas uniquement ces groupes « constitués » qui mènent la lutte contre les gangs en Haïti.
En effet, le 10 janvier dernier, la PNH avait publié un communiqué pour confirmer la présence de « sympathisants volontaires » engagés sur le front à La Saline.
Dans ce communiqué, la police avait précisé que Ernso Fleurimond, tué à la Saline, n’était pas un policier mais un sympathisant bénévole. Et il n’était pas le seul. Son frère, blessé, est un employé administratif de la PNH.
On peut assimiler les sympathisants bénévoles aux groupes d’autodéfense ou « brigadiers ». Et, comme c’est le cas dans plusieurs opérations menées récemment par les forces de l’ordre à Port-au-Prince, aussi bien que dans certaines villes de provinces, ces civils armés haïtiens participent également aux combats.
S’ils n’appartiennent pas à un groupe structuré, on ne peut pas nier leur rôle dans la lutte contre « Viv Ansanm ». D’ailleurs, ces derniers sont souvent en première ligne, notamment dans certaines localités dont ils maîtrisent mieux les moindres coins et recoins.
Mais il n’y a pas qu’eux, des agents de la Brigade de Surveillance des Aires Protégées (BSAP) participent eux aussi, dans les combats sur certains fronts notamment dans les zones reculées.
Ce sont en tout sept (7) groupes armés différents qui luttent contre les gangs. Mais pour quel résultat ? A date, aucun leader (ou général) de la coalition Viv Ansanm » n’a été neutralisé et la population attend.
Dodeley Orélus
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