Port-au-Prince, 10 janvier 2026. À partir de cette date, les premières activités liées au carnaval devraient débuter dans différentes zones du pays, ouvrant ainsi la période pré-carnavalesque. Les responsables misent sur une reprise graduelle des grandes célébrations populaires, malgré un environnement national marqué par de multiples incertitudes.
Le choix du thème traduit la volonté des autorités de projeter un message de confiance et de dépassement collectif. Un discours qui contraste toutefois avec la réalité quotidienne d’une population confrontée à l’insécurité, aux blocages des axes routiers et à une crise politique toujours sans issue visible.
Moment central de la vie culturelle haïtienne, le carnaval est traditionnellement un espace d’expression artistique et sociale. Groupes musicaux, bandes à pied, artisans et créateurs s’y retrouvent pour donner libre cours à une créativité souvent teintée de satire et de revendications, miroir des tensions et des aspirations de la société.
Pour l’heure, ni la ville hôte ni le calendrier détaillé des festivités n’ont été dévoilés. Les autorités assurent que ces éléments seront communiqués dans les prochains jours.
Cette annonce rappelle un précédent encore récent. En 2025, le carnaval national avait été annulé in extremis, les conditions sécuritaires n’ayant pas été jugées réunies. Aujourd’hui, alors que des groupes armés continuent d’imposer leur loi dans plusieurs communes et de contrôler des tronçons stratégiques des routes nationales, la décision de maintenir l’événement interroge.
Entre volonté de relance culturelle et impératif de sécurité, le lancement du carnaval 2026 s’annonce ainsi comme un pari à haut risque pour les autorités, dans un pays toujours en quête de stabilité.
Ronald André
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