Port-au-Prince, 11 décembre 2025. Dans une lettre datée du 11 décembre, Me Céant fait part de son incompréhension face à la réponse que lui a adressée l’ambassadeur du Canada en Haïti, André François Giroux, à la suite d’une démarche initiée un mois plus tôt. L’ancien chef du gouvernement indique avoir sollicité le diplomate afin que soit transmise une correspondance à la ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, une requête qui, selon lui, n’a pas été traitée conformément à son intention initiale.
L’ancien Premier ministre souligne également ce qu’il considère comme un relâchement des règles protocolaires habituellement observées dans les échanges avec les anciens dirigeants haïtiens. Il insiste sur le fait que le respect des formes et des titres demeure, à ses yeux, un élément fondamental du dialogue entre États, indépendamment des fonctions actuellement exercées par les interlocuteurs.
Au-delà de la question protocolaire, la lettre aborde le dossier sensible des sanctions imposées par le Canada. Me Céant rappelle qu’il réclame depuis novembre 2022 l’accès aux informations et aux éléments de preuve qui justifieraient les mesures prises à son encontre. Il se dit surpris que la réponse canadienne se soit limitée à des renvois vers des plateformes numériques, qu’il juge inadaptées à une demande de cette nature.
Dans son argumentation, l’ancien Premier ministre s’appuie sur un rapport interne d’Affaires mondiales Canada publié en mars 2025, portant sur l’évaluation des opérations de sanctions entre 2018 et 2024. Ce document ferait état de faiblesses procédurales, renforçant selon lui la nécessité d’une clarification formelle de sa situation.
Estimant que sa démarche n’a pas reçu l’attention requise, Me Céant annonce son intention de saisir directement les autorités canadiennes à Ottawa. Il précise que l’ensemble des échanges sera transmis à la capitale canadienne afin qu’une appréciation soit faite au niveau central.
Tout en réaffirmant son attachement aux principes de justice et de respect de l’État de droit, l’ancien chef du gouvernement dit placer sa confiance dans les autorités politiques canadiennes actuelles, notamment le Premier ministre Mark J. Carney et la ministre des Affaires étrangères Anita Anand, qu’il considère comme les interlocuteurs appropriés pour trancher ce dossier.
Ronald André
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