Port-au-Prince, le 16 décembre 2025. Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), la dégradation globale de la liberté de la presse se traduit notamment par une autocensure croissante. En Haïti, de nombreux journalistes reconnaissent limiter leurs enquêtes ou modérer leur discours public afin d’éviter les représailles, qu’elles proviennent d’acteurs politiques, de groupes armés ou de réseaux criminels bénéficiant souvent d’une impunité persistante.
Les enquêtes portant sur la corruption, l’insécurité, le trafic illicite ou les violations des droits humains exposent particulièrement les journalistes haïtiens à des menaces, des intimidations et à des attaques. Les femmes journalistes ne sont pas épargnées, faisant face à des formes multiples de violence, allant du harcèlement en ligne aux campagnes de diffamation, en passant par des agressions verbales ou physiques.
Face à cette réalité, l’ONU appelle les autorités haïtiennes à mettre en place des mécanismes concrets de protection des journalistes et à garantir des enquêtes crédibles sur les crimes et menaces visant les professionnels des médias. L’organisation insiste sur la nécessité de rompre avec l’impunité, considérée comme un facteur clé de la répétition des violences.
Dans un pays en quête de stabilité et de renforcement démocratique, la protection des journalistes et le respect de la liberté de la presse demeurent essentiels pour assurer le droit du public à une information fiable, indépendante et pluraliste.
Ronald André
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