Port-au-Prince, 14 décembre 2025 — La Police nationale d’Haïti (PNH) a annoncé avoir renforcé son dispositif de sécurité autour de plusieurs camps de personnes déplacées internes dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, à la suite d’informations faisant état de menaces d’attaques attribuées à des groupes criminels.
Dans une note de presse publiée, ce dimanche, par la Direction de communication de la Police (DICOP), l’institution indique que ses services de renseignement ont été informés de projets d’attaques impliquant l’usage d’explosifs et de cocktails Molotov. Ces menaces viseraient notamment des camps situés dans la zone de Bois-Verna, selon le communiqué.
La PNH précise que ces actions projetées auraient pour objectif de provoquer un climat de panique au sein de la population et de porter atteinte à l’image des forces de l’ordre. Face à ce qu’elle qualifie de menace grave, la police affirme avoir immédiatement mis en place un dispositif de sécurité renforcé, accompagné d’une vigilance accrue autour des sites concernés, afin de prévenir toute tentative d’attaque et d’assurer la protection des civils.
L’institution réaffirme par ailleurs son engagement à garantir la sécurité des personnes et des biens, en particulier à l’approche des fêtes de fin d’année, période souvent marquée par une intensification des risques sécuritaires. Elle assure poursuivre ses opérations contre les groupes armés, dans le but de rétablir un environnement plus stable.
Toutefois, la publication d’un tel communiqué soulève des interrogations. En rendant publiques des informations évoquant des attaques potentielles contre des populations déjà vulnérables, la PNH ne contribue-t-elle pas elle-même à installer un climat d’inquiétude, voire de panique, au moment même où elle affirme vouloir rassurer et protéger les citoyens ?
La rédaction
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