Dans une notification officielle datée du 15 septembre 2025 adressée au Congrès, le président des États-Unis a désigné 23 pays comme « majeurs dans le transit ou la production de drogues illicites » pour l’exercice 2026. Cette liste comprend l’Afghanistan, le Mexique, la Colombie, la République dominicaine… et Haïti.
“En vertu de l’autorité qui m’est conférée en tant que président par la Constitution et les lois des États-Unis, y compris la section 706(1) de la Foreign Relations Authorization Act, Fiscal Year 2003 (Public Law 107-228) (FRAA), j’identifie par la présente les pays suivants comme étant des pays de transit ou de production de drogues illicites majeures : Afghanistan, Bahamas, Belize, Bolivie, Birmanie, République populaire de Chine (RPC), Colombie, Costa Rica, République dominicaine, Équateur, El Salvador, Guatemala, Haïti, Honduras, Inde, Jamaïque, Laos, Mexique, Nicaragua, Pakistan, Panama, Pérou et Venezuela.”
Cette désignation n’est pas une sanction automatique, mais elle place les pays concernés sous une surveillance accrue et permet à Washington d’augmenter la pression diplomatique pour obtenir des réformes en matière de sécurité et de gouvernance.
Cependant, du côté d’Haïti, peu après la publication de la liste, Henry T. Wooster, Chargé d’Affaires américain en Haïti, a tenu des propos très fermes :
« La sécurité est essentielle pour la stabilité de l’État et est indispensable pour une gouvernance légitime. Nous tenons les individus responsables de leurs actes – comme les trafiquants d’armes, les gens qui financent des gangs et les personnalités politiques qui encouragent l’insécurité et l’instabilité d’Haïti. Si vous entravez la sécurité ou le processus de transition politique d’Haïti, attendez-vous à des conséquences. »
Ces mots sonnent comme une mise en garde officielle et un préavis de sanctions : Washington indique qu’il ciblera non seulement les réseaux criminels mais aussi les personnalités politiques qui alimentent l’insécurité et bloquent la transition politique. Sans donner encore de noms, l’Ambassade américaine laisse entendre qu’une nouvelle série de mesures coercitives est en préparation.
Cette double évolution – inscription d’Haïti sur la liste américaine du narcotrafic et avertissement diplomatique – renforce la pression sur Port-au-Prince et confirme certaines rumeurs qui courent à Port-au-Prince depuis plus d’une semaine.
Une pression difficile pour le Conseil Présidentiel de Transition notamment pour Laurent Saint-Cyr qui doit s’adresser prochainement aux environs du 25 septembre 2025 à la tribune des Nations-Unies.
La rédaction
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